La tristesse de l'enfant

Tout parent veut voir son enfant rire et être heureux le plus souvent possible. Pas facile donc de le voir triste, d’autant plus que, la tristesse de l’enfant peut avoir des causes qui nous paraissent futiles, comme, par exemple la perte d’un bout de bois.

Qu'est-ce qu'une émotion ?

 Les émotions sont des messages que nous adresse notre corps afin de nous aider à prendre conscience de ce qui se passe dans notre environnement. La tristesse en fait partie et permet au corps d’accepter la perte du fameux caillou par exemple.

Lorsqu’un tout-petit vit des émotions positives ou négatives, il est donc important d’être à l’écoute et de ne pas minimiser ce qu’il ressent.

Pour libérer une émotion, notre corps agit. Pour la tristesse, ce sont les larmes car, pleurer, cela libère. Pourquoi alors se précipiter sur l’enfant pour lui dire : « Ne pleure pas, ne pleure pas ! ». Parce que nous continuons de penser que l’enfant qui pleure souffre, alors qu’au contraire, il est en train d’évacuer son émotion négative.
C’est vrai, cela nous remue et peut aussi menacer notre sentiment d’être un bon parent car nous nous sentons démunis.

Que faire face à sa tristesse

  • Prêtez-lui vos mots : « C’est triste de savoir que l’on va partir d’ici » pour que, petit à petit, il puisse faire de même.
  • Dites-lui que vous comprenez qu’il puisse être triste et écoutez-le. Il se sentira compris et réconforté.
  • Proposez-lui son doudou ou sa tétine, car ces objets, depuis qu’il est petit, l’apaisent.
  • Reconnaitre son émotion, c’est donner de l’importance à ce qu’il vient de vivre et, petit à petit, par mimétisme, il développera cette empathie envers les autres.
  • On peut aussi lui demander de se souvenir d’un autre moment triste et de comment il avait fait pour aller mieux pour qu’il se rende compte qu’il a les ressources pour et, si ce n’est pas le cas, lui dire ce que nous nous faisons.

 

La tristesse est une émotion normale, elle nous permet d’accepter la perte, l’échec ou un départ. Alors accompagnons les enfants dans ce processus d’acceptation.