Se mettre à sa hauteur pour lui parler

Vous avez déjà parlé à un basketteur ?
Multipliez la distance qui vous séparait de sa tête par 3 et vous serez à peu prés à la même distance que celle qui vous sépare de votre enfant.
Alors, baissez-vous, d’un, ça fait travailler les cuisses et de deux, il aura l’impression que vous vous adressez à lui et non à la bibliothèque qui est en face !

A la crèche, surtout chez les bébés nous accueillons les parents assises au sol .Ce n’est pas de la mal politesse mais nous voulons rester à portée de voix et de vue de l’enfant, et puis, comme on va parler de lui, autant l’inclure dans la conversation, on utilise pas le « il », mais le « tu ».

Développement psychomoteur entre 1 et 2 ans

Chaque enfant évolue à son rythme et ce chapitre doit être lu à titre indicatif et non comme une feuille de route à suivre.
L’âge moyen, par exemple, pour l’acquisition de la marche est à 15 mois. Chers lecteurs, j’ai moi-même marché à 23 mois, mes parents ne s’en sont pas inquiétés et ils ont eu bien raison ! Enfin quand même, si votre enfant est allongé à 20 mois encore, vous pouvez commencer à en parler à votre pédiatre.
Votre enfant va souvent se concentrer sur une chose à la fois, c’est ce que Maria Montessori, médecin italien, appelait les périodes sensibles. On ne peut pas tout faire à la fois, sinon on le fait mal !
Marcher c’est la liberté, mais cela demande aussi beaucoup de concentration et d’encouragement. Et puis marcher, ça veut dire tomber, et cela aussi s’apprend !
Il va donc apprendre à s’agenouiller, souvent en se tenant à un meuble, à se pencher et à se relever. Ca paraît simple comme ça, mais essayez de vous mettre à sa place, c’est dur et cela vous fera plus travailler vos abdos que la gym suédoise !
Marcher c’est aussi pouvoir s’échapper, finie la tranquillité, bonjour le « il est où ?? ».
Vers 18 mois, votre enfant va même accélérer un peu, par contre il ne fait pas encore le calcul vitesse-distance, d’où de jolis bleus grâce aux murs !
Vers 24 mois son acuité visuelle est de 10/10ème mais de là à calculer la profondeur et les distances !
Au cours de cette année, il va expérimenter des mouvements variés, mais sa gestuelle sera plus précise car sa pince supérieure (pouce-index) est en place. et il pourra ainsi commencer à manger seul (souvent plus avec cette pince qu’avec une cuillère…) à faire des puzzles simples ou des jeux d’encastrement.
Votre enfant a besoin de vous pour franchir ces étapes, de vos encouragements, de votre regard bienveillant. Ne courez pas dès qu’il monte sur une chaise, observez-le, laissez-le expérimentez et n’intervenez que s’il y a danger. S’il sent votre regard sur lui, cela va l’encourager !
Vers 20 mois, la socialisation va se mettre en place, souvent maladroitement avec les enfants de son âge. Il va essayer de prendre leurs jeux, pas pour les embêter, juste pour rentrer en contact avec eux !
La chose la plus marrante à piquer reste la tétine de l’autre, et oui, parce qu’en plus, juste après il y a les pleurs de l’autre enfant et quand on remet la tétine, silence, ça c’est une belle expérience. C’est ce que j’appelle le gang des tétines à la crèche.
Petit supplément gratuit sur les trotteurs : Les trotteurs sont à l’origine de beaucoup d’accidents domestiques et n’aident pas forcément dans l’acquisition de la marche. Elle aurait plutôt tendance à retarder celle-ci en donnant de mauvaises habitudes posturales à l’enfant; les trotteurs sont d’ailleurs interdits dans certains pays, à vous de juger…

Le droit de ne rien faire

N’oubliez pas une chose, votre enfant à le droit de rêvasser.
Rêvasser, c’est imaginer.
L’hyper stimulation n’est bonne pour personne et n’amène rien de bon, vous n’êtes pas là pour le stimuler, mais plutôt pour mettre en place un environnement favorable et pour réunir les conditions adéquates à son développement.

Votre enfant a le temps pour la batterie. Le fait que le marché chinois grandisse ne doit pas forcement vous obliger à l’inscrire à des cours d’initiation de cette langue à partir de 2 ans.

En collectivité, c’est ce que l’on appelle le jeu libre, en « opposition » avec les activités encadrées. Ce qui donne envie à l’enfant d’apprendre, c’est le plaisir qu’il a de faire les choses.

Voici une citation d’un psychosociologue, Jean Epstein :
« L’enfant joue sa vie. Il ne joue pas pour apprendre mais apprend parce qu’il joue. »

La table à langer, le canapé, même combat !

 

Les chutes de table à langer sont les premiers risques d’accident de votre bébé avant un an.

Cela arrive malheureusement très souvent et peu avoir des conséquences très graves.

Alors, même si vous avez choisi une table à bords relevés et stables, rien ne remplacera votre vigilance.

On se dit qu’il ne bouge pas, que non, il ne va pas se retourner, mais que faisait-il, déjà, dans votre ventre ?

Et observez-le aussi dans son lit, vous le mettez au milieu et il se retrouve sur le côté à son réveil.

Alors oui, tombez de la table à langer, même à un mois, cela peut lui arriver.

Donc si votre meilleure amie téléphone ou que votre aîné pleure, emmenez le avec vous, mais ne le laissez jamais seul.

Quand vous allez le changer, préparez d’abord les affaires dont vous avez besoin, gant, crème, body, coton.

Donnez lui aussi un petit jeu, cela lui occupera les mains et lui évitera de vouloir attraper la lotion posée à côté.

 Evitez d’avoir à aller chercher le body dans l’armoire juste derrière.

Si vous avez à vous retourner, par exemple pour atteindre la poubelle, ayez toujours une main sur lui.

Le canapé ou votre lit, c’est pareil, votre enfant bouge, beaucoup plus vite que vous ne le pensez !

En cas de chute, pas d’hésitation, emmenez-le aux urgences, et surtout ne relâchez jamais votre vigilance !

Le choix du prénom

Difficile d’ignorer l’importance de ce choix : en général, peu après l’annonce de l’arrivée d’un enfant à vos proches vient la redondante question : « Et le prénom, vous avez une idée ? »
Cette question va revenir pendant 9 mois, jusqu’à l’arrivée du bébé.
Difficile exercice aussi, si l’on y réfléchit, ce petit bout sera la première chose que vous nommerez depuis votre naissance, à part, peut-être, votre petit poisson rouge !
Et oui, il y a des codes, une table est une table, un bateau, un bateau et cela n’est pas de notre fait. Et là, tout à coup, on va devoir choisir, pour ce petit être, un prénom qui le suivra toute sa vie, pas anodin comme choix !
Pendant longtemps, en France, le choix du prénom était légiféré, seuls ceux du calendrier ou de l’histoire ancienne étaient permis. Maintenant, tout est accepté si cela n’est pas contraire à l’intérêt de l’enfant, par exemple Babar a été interdit !
Ce choix n’est pas facile et est souvent sentimental, relié à quelque chose de positif pour vous, à une religion, à une tradition familiale, à un acteur que vous aimez bien…
Un prénom a souvent une histoire, tradition, religion et l’enfant aimera la connaître.
Ce choix fera aussi de votre enfant un individu à part entière, avec son identité propre !
Dans certaines régions d’Asie, comme la Mongolie, on attend que l’enfant ait 1 ou 2 ans avant de choisir son prénom. Pourquoi ? Pour repousser les démons, responsables de la mort des nouveau-nés. On choisit alors un prénom à connotation négative : gros nez, visage laid, petit vomi, puis vers 1 ou 2 ans, on lui donnera ce qui lui correspondra le plus, pendant toute sa vie.
Alors, conformisme, créativité, originalité, pensez d’abord à lui, un prénom trop excentrique pour lui pourra plus tard être source de moqueries, pensez-y !

Que faire avec son enfant ?

Nous sommes conscients que l’enfant établit au cours de ses premières années les bases de son équilibre mental et de sa future personnalité d’adulte.

C’est pourquoi nous pouvons proposer à l’enfant des ateliers qui lui permettront de s’épanouir physiquement, psychologiquement, affectivement et intellectuellement.
Attention, ils n’ont pas pour but d’apprendre……L’enfant va y trouver du plaisir, il va les réaliser volontairement et va reçevoir de l’adulte présent une attention particulière, un regard sécurisant, favorisant ainsi les interactions.

IL est primordial de partir de l’observation que l’on va pouvoir faire de l’ enfant, de ce qu’il nous montre, d’évaluer ses besoins et d’ainsi proposer des activités qu’il lui correspondent à ce moment là. C’est une adaptation juste à son besoin immédiat dans un domaine qu’il privilégie plus particulièrement à ce moment là (manipulation, motricité, construction…) .

Principales étapes de développement et de besoins de l’enfant:

De 1 à 6 mois, l’enfant aime les couleurs, le mouvement, toucher, écouter, sucer…
A partir de 2 mois, les chutes de tissus de différentes matières vont lui permettre d’affiner la précision de son geste, d’ajuster sa pince fine. Proposez des poids et des couleurs différentes. Petite idée : un volant de badminton.
Ne craignez pas de lui proposer les objets plusieurs fois , il apprendra par la répétition. Les jeux deviendront pour lui des repères aussi.
Vers 3 ou 4 mois, il va commencer à tout mettre à la bouche, à vous donc de faire attention à ce que vous lui proposer. Par exemple des anneaux en plastique ou des anneaux de rideaux non vernis. Il pourra ainsi les mettre à la bouche sans danger et « travailler » sa coordination bucco-manuelle,

De 6 mois à 1 an : préhension et relâchement volontaire, position assise….
Votre enfant commence à se déplacer, à rouler, proposez-lui des balles ou des petites voitures. Il va pouvoir aller les chercher.
Pensez à ne pas mettre trop de jeux cela pourrait entraver ses déplacements.
De 1 an à 2 ans : préhension et relâchement précis. Il aime transvaser, enlever, remettre, empiler, tirer, lancer…

Il va aussi rentrer dans une période où il pourra faire dix fois la même chose pour comprendre le tenant et l’aboutissant.
Proposez lui des contenants qu’il pourra remplir et vider à volonté, seaux, corbeilles, boites et pour mettre dedans, les bouchons de grosses bouteilles de lait ou de petits pots.

De 2 ans à 4 ans : l’enfant aime les activités manuelles, sensorielles, il continue à tranvaser, rassembler, vider, remplir.
Il va aussi faire faire à l’objet ce qu’il fait lui, par exemple faire glisser son doudou sur le toboggan du parc.
Il va aussi petit à petit imiter l’autre, on entre ainsi dans le jeu symbolique, jouer à la dînette, faire la vaisselle…..

Il veut découvrir, apprendre, sentir, goûter, percevoir et être en interaction avec les autres..Il imite les personnes qu’il voit le plus : vous !

La motricité

La motricité n’est pas traitée en tant qu’activité car elle est constante , tout au long de la journée !
L’activité motrice est fondamentale pour le développement aussi bien moteur, sensoriel, psychologique et la socialisation.
Prendre conscience de son corps, de l’espace, de son corps dans l’espace, s’orienter.
Développer les capacités musculaires, l’adresse, l’agilité, l’équilibre,son imaginaire et aussi décharger les pulsions, les émotions.
L’enfant se construit dans le mouvement, alors laissez-le bouger !

« L’enfant joue sa vie. Il ne joue pas pour apprendre mais apprend parce qu’il joue. »

Jean Epstein, psychosociologue.

La période d’adaptation chez la nounou ou à la crèche

L’adaptation chez la nounou où à la crèche.

Que ce soit à la crèche ou chez le nounou, on va vous parler de période d’adaptation. Mais est-ce le bon terme ?
Quand vous arrivez dans un nouveau travail, vous mettez une ou deux semaines à vous familiariser à ce nouvel environnement, vous vous « attachez » à quelqu’un qui va vous aider à vous sentir bien !
Pour votre enfant, c’est pareil, il doit se familiariser avec ce nouvel endroit, ces nouveaux bruits, ces nouvelles têtes. Il doit faire cela en même temps que vous, sauf que vous, parfois, vous le laissez avec plein d’appréhension et de culpabilité. Votre enfant ressent cela.

Avant d’adopter un mode de garde, réfléchissez-bien à ce que vous souhaitez pour votre enfant, une nounou, une crèche, prolonger votre congé maternité…c’est important de choisir ce en quoi vous aurez le plus confiance.

Si vous avez choisi la crèche ou la nounou, n’ayez pas peur de parler à l’équipe de vos angoisses, de vos doutes, et faites-le devant lui. Il est en capacité d’entendre que vous le laissez car vous êtes obligés de reprendre le travail, ou aussi que vous en avez envie !

Souvent, nous avons des mamans, ou des papas, qui nous reprochent beaucoup de choses, manques de soins, peur que l’on laisse leur enfant pleurer une heure avant de s’endormir….mais, au-delà de cela, il y a aussi la culpabilité de le laisser à quelqu’un d’autre.

Votre bébé est la chose la plus précieuse que vous avez au monde, il est normal que vous ayez du mal à le laisser pour aller vérifier les comptes de l’entreprise !
Au delà de cette culpabilité, il y a aussi parfois un peu de jalousie !!
« Cette personne va passer la journée auprès de mon loulou alors que moi, je vais me coltiner Mr Martin en réunion toute la journée ! »
Sachez une chose, votre enfant vous aime vous et sa référente fera tout pour que sa journée se passe bien. Pour cela, elle lui apportera les soins et l’attention nécessaire, mais elle « n’aimera » pas votre enfant comme vous. Elle sera maternante avec lui mais pas mère !

La période d’adaptation c’est la rencontre entre 3 personnes : l’enfant, le référent et le parent.
Cette période est là pour « commencer » une relation de confiance afin que la séparation et les retrouvailles se passent au mieux. C’est aussi une période où vous allez nous « raconter » l’histoire de votre enfant. Notre travail va être de prendre en compte son individualité au sein d’une collectivité.
Il faut du temps à tous pour faire connaissance, il faut s’apprivoiser, se toiser et aussi se tester.
Une adaptation réussie, c’est 3 ans de votre enfant réussie aussi !

N’oubliez pas que votre enfant est une éponge, si vous n’êtes pas serein lors de la période d’adaptation, il ne le sera pas non plus.

Jour/nuit

On se souvient tous de Jacquouille la Fripouille qui découvre l’électricité et son fameux jour /nuit ?
Et bien votre enfant doit lui aussi pouvoir différencier cela et c’est à vous de l’y aider si vous voulez passer des nuits dignes de ce nom !
Evitez par exemple de fermer les volets dans sa chambre la journée, il verra ainsi la lumière et l’associera à la journée. Si sa chambre est plein sud, préférez un rideau au volet, mais surtout : faites du bruit !
Pas besoin de mettre son portable sur vibreur quand il dort, ou d’empêcher la maisonnée de vivre car il s’est « enfin endormi »
S’il y a du bruit autour de lui, il s’y habituera et cela ne l’empêchera pas de s’endormir !
Par contre, si vous l’habituez à un milieu aseptisé et à une maison sans bruit, votre bébé se réveillera au moindre bruit, une porte qui s’ouvre, un portable qui sonne…
Cela l’aidera aussi à faire la différence entre le jour et la nuit, la nuit, tout est calme et propice au repos et la journée, tout est agitée ! Bref, la vie, la vraie !

Les jeux et les livres

Votre enfant va petit à petit comprendre les différences entre les objets, certains roulent, d’autres font du bruit, il va continuer à répéter les choses pour voir si cela fait le même effet. Le fait de répéter va lui permettre de trouver des solutions.
Quand on tape un objet sur le radiateur, est-ce que cela fait toujours ce bruit qui dérange tout le monde ??
Ca c’est intéressant !

Il va aussi explorer ce que son corps peut faire, grimper, marcher, porter des choses plus ou moins grosses.
Vous pouvez lui proposer des objets à tirer ou à pousser, des poussettes.
Vous pouvez aussi lui proposer des jeux à taper, en mettant quelques règles, on ne tape que sur le jeu!
Vous pouvez aussi lui proposer des activités de dessins ou de peinture. Privilégiez pour lui la position debout, il pourra ainsi se mouvoir plus facilement.

Attention à une chose pour cela; d’abord, c’est par l’observation de votre enfant que vous saurez si oui ou non il est prêt à cela, (est-ce qu’il met encore tout à la bouche….) ensuite, sachez qu’il n’est pas encore maître de ses mouvements et pour lui une feuille A4 et la table c’est du pareil au même ! Pour les coloriages préci, vous pouvez attendre encore un peu !
Il ne sait pas encore trop où son propre corps fini, alors, dur pour lui de ne pas dépasser de la feuille !