Le terrible Two, késako ?

Quand on évoque les difficultés rencontrées avec un enfant, on parle souvent de l’adolescence, ce moment tant redouté par les parents, mais assez peu de la période du « terrible two » qui peut pourtant, être assez intense, il faut bien se l’avouer !

Mais qu’est-ce qui se passe, pourquoi notre tout petit se transforme en une tornade au supermarché et pourquoi nous tient-il tête ? On peut être déboussolé par ce soudain changement, par ce mini calife qui nous fait les gros yeux.

Cette étape qui peut commencer vers 18 mois et, parfois, se terminer vers 2 ans, correspond à une prise de conscience, chez l’enfant, qu’il est une personne à part entière. En effet, votre enfant a appris à se déplacer et commence à parler, il a une nouvelle impression de liberté et d’autonomie mais se rend en même temps compte qu’il ne peut malheureusement pas encore tout faire comme vous. Cela engendre chez lui beaucoup d’incompréhension et de frustration. Il souhaite donc faire passer ses envies avant les vôtres.

En effet, observez à quel moment les « crises » arrivent, c’est souvent quand il n’a pas le temps de s’habiller seul, que vous lui demandez de venir pour le bain en plein puzzle ou qu’il n’arrive pas à exprimer son émotion….

De plus, cette étape correspond à une période où son cerveau entre dans une phase de maturation de la gestion émotionnelle, cela provoque des sautes d’humeur assez importantes qu’il n’arrive pas à gérer.

Mais alors que faire ?

  • Tout d’abord, dites-vous que, lors de ces crises, votre enfant vous envoie un message. Il essaye de vous dire qu’il est en colère, frustré, il veut attirer votre attention sur une situation qui ne lui convient pas. Et il a bien compris, que, grâce à ses cris, il y arrivait plutôt bien. Alors prêtez lui vos mots, dites-lui que vous comprenez mais qu’il peut s’exprimer autrement, et dites-lui cela calmement, cela l’apaisera.
  • Il a envie de décider certaines choses ? alors, pourquoi ne pas lui donnez le choix, par exemple de sa tenue le matin ou des céréales qu’il veut manger ? Il se sentira ainsi entendu dans ses désirs.
  • Le vivre ensemble est possible grâce à un ensemble de règles établies. A vous donc de les définir dans votre foyer. Elles doivent être constantes et réfléchies pour que votre enfant puisse les comprendre. Un enfant va recommencer 100 fois la même bêtise pour voir si la réponse qui lui est donnée est la même. C’est un petit scientifique qui va tester sa théorie sans cesse : « Tient Maman est OK quand je monte sur la table basse mais Papa semble mécontent… intéressant, je vais retester… » Attention à ce que ces règles respectent aussi les besoins de votre enfant : on ne peut pas, par exemple, demander à un enfant de ne jamais courir et d’être « sage comme une image » (mais d’où vient cette expression ?)

Et si belle-maman vous reproche votre laxisme ou vous dit cette petite phrase : « je ne comprends pas, avec moi, il est adorable », répondez-lui juste que l’amour que vous portez à votre Loulou lui permet de savoir que vous êtes la personne idéale auprès de laquelle il peut exprimer ses émotions.

Parler à son bébé

Quoi ? Babel ne peut pas nous apprendre à communiquer avec notre bébé ?

Ça nous servirait pourtant plus que de parler l’indonésien !

A sa naissance, votre bébé et vous n’êtes pas sur le même canal et il va vous falloir accepter ce temps de l’incompréhension et du chemin vers l’autre. Votre bébé est alors comme un correspondant étranger qui déboule dans un monde qu’il ne connait pas. Il a perdu ses repères et vous ne savez pas trop comment tout lui expliquer.

Il va vous falloir un peu de temps pour faire connaissance, cela ne va pas être immédiat. Petit à petit, vous allez savoir que cette petite main qu’il va frotter sur son oreille signifie qu’il est fatigué, que ces sourcils froncés veulent dire : « Papa, mon bib c’est maintenant ! ».

Pour votre enfant, tout est langage. Ce qu’il perçoit de vos émotions, votre ton, vos moments de bonheur, vos moments de fatigues, il perçoit cela et essaye d’y mettre un sens. C’est pourquoi il est important de poser des mots dessus. Vous devez lui dire ce qui se passe pour vous.

Difficile vous me direz, déjà parce qu’on se dit qu’ils ne comprennent pas et que, niveau réponse du tac au tac c’est plus sympa de parler avec ses copines.

Pourtant, regardez-le, regardez le gazouiller quand vous prenez le temps de lui parler, regardez la faculté qu’il a à ne pas vous couper la parole, et surtout, regardez le s’apaiser grâce à vos mots. Il comprend déjà tellement de choses.

De plus, un enfant reste en « vigilance » s’il sent que son papa et sa maman ne vont pas bien. Il va alors avoir du mal à se « séparer » d’eux, lors de l’arrivée à la crèche ou lors du coucher par exemple.

Il se dit que c’est à cause de lui si maman est triste, car il a dessiné sur le mur ou qu’il aurait vraiment dû faire un effort et zapper le biberon de 3h cette nuit…Alors, mettez des mots sur vos maux pour le rassurer. Parlez lui le plus naturellement possible, s’il ne comprend pas tous les mots, l’émotion de votre voix ne lui échappera pas elle. Et n’oubliez pas que les mots que vous allez lui dire le construiront, lui feront comprendre le monde dans lequel il vit, lui donneront les armes pour devenir un être capable de mettre des mots sur ses émotions.

Si c’est difficile pour vous, si vous n’arrivez pas à lui parler, vous pouvez aussi faire une « pause », lui expliquer que vous avez besoin de prendre soin de vous pour prendre ensuite soin de lui. Passez le relais à l’autre parent, votre enfant ne vous en voudra pas du tout

N’ayez pas peur de lui raconter sa venue au monde, la grossesse, les moments qui ont pu être difficile depuis sa naissance (maladie, hospitalisation…), car si vous l’avez vécu ainsi, si ces moments étaient douloureux pour vous, n’oubliez pas qu’il était là aussi !

Et si besoin d’aide, n’hésitez pas ! Être parent c’est un apprentissage avant tout et même si vous avez la force en vous, parfois ce n’est pas si simple.

Et n’oubliez pas, vous êtes le parfait parent pour votre enfant ! Le lui sait, il n’y a qu’à regarder ce regard d’amour qu’il vous lance 😊

 

Le terrible two, késako ?

 Quand on évoque les difficultés rencontrées avec un enfant, on parle souvent de l’adolescence, ce moment tant redouté par les parents, mais assez peu de la période du « terrible two » qui peut pourtant, être assez intense, il faut bien se l’avouer !

Mais qu’est-ce qui se passe, pourquoi notre tout petit se transforme en une tornade au supermarché et pourquoi nous tient-il tête ? On peut être déboussolé par ce soudain changement, par ce mini calife qui nous fait les gros yeux.

Cette étape qui peut commencer vers 18 mois et, parfois, se terminer vers 2 ans, correspond à une prise de conscience, chez l’enfant, qu’il est une personne à part entière. En effet, votre enfant a appris à se déplacer et commence à parler, il a une nouvelle impression de liberté et d’autonomie mais se rend en même temps compte qu’il ne peut malheureusement pas encore tout faire comme vous. Cela engendre chez lui beaucoup d’incompréhension et de frustration. Il souhaite donc faire passer ses envies avant les vôtres.

En effet, observez à quel moment les « crises » arrivent, c’est souvent quand il n’a pas le temps de s’habiller seul, que vous lui demandez de venir pour le bain en plein puzzle ou qu’il n’arrive pas à exprimer son émotion….

De plus, cette étape correspond à une période où son cerveau entre dans une phase de maturation de la gestion émotionnelle, cela provoque des sautes d’humeur assez importantes qu’il n’arrive pas à gérer.

Mais alors que faire ?

  • Tout d’abord, dites-vous que, lors de ces crises, votre enfant vous envoie un message. Il essaye de vous dire qu’il est en colère, frustré, il veut attirer votre attention sur une situation qui ne lui convient pas. Et il a bien compris, que, grâce à ses cris, il y arrivait plutôt bien. Alors prêtez lui vos mots, dites-lui que vous comprenez mais qu’il peut s’exprimer autrement, et dites-lui cela calmement, cela l’apaisera.
  • Il a envie de décider certaines choses ? alors, pourquoi ne pas lui donnez le choix, par exemple de sa tenue le matin ou des céréales qu’il veut manger ? Il se sentira ainsi entendu dans ses désirs.
  • Le vivre ensemble est possible grâce à un ensemble de règles établies. A vous donc de les définir dans votre foyer. Elles doivent être constantes et réfléchies pour que votre enfant puisse les comprendre. Un enfant va recommencer 100 fois la même bêtise pour voir si la réponse qui lui est donnée est la même. C’est un petit scientifique qui va tester sa théorie sans cesse : « Tient Maman est OK quand je monte sur la table basse mais Papa semble mécontent… intéressant, je vais retester… » Attention à ce que ces règles respectent aussi les besoins de votre enfant : on ne peut pas, par exemple, demander à un enfant de ne jamais courir et d’être « sage comme une image » (mais d’où vient cette expression ?)

Et si belle-maman vous reproche votre laxisme ou vous dit cette petite phrase : « je ne comprends pas, avec moi, il est adorable », répondez-lui juste que l’amour que vous portez à votre Loulou lui permet de savoir que vous êtes la personne idéale auprès de laquelle il peut exprimer ses émotions.

Fais dodo……

La qualité de sommeil de votre loulou est importante pour lui permettre d’avoir une croissance harmonieuse et que son cerveau se développe bien et puis soyons clair, pour vous aussi.

A la naissance, le système nerveux du bébé n’est pas encore mature et, de plus, c’est pendant ces moments de repos qu’il va pouvoir ancrer dans son cerveau les expériences qu’il a vécu dans la journée. Mais ce sommeil si primordial, est  aussi peu structuré à la naissance, vous l’aurez remarqué….

Alors voyons ensemble quelques points pour l’aider, et vous aussi, à retrouver un sommeil de qualité ou même un sommeil tout court.

Tout d’abord, il est important de savoir qu’un enfant d’environ 6 mois et qui n’a pas de problème de poids est tout à fait capable de dormir une nuit entière sans manger. S’il prend, dans la journée, en 4 repas, la ration calorique suffisante, il peut « tenir » la nuit.

Si vous lui donnez une tétée ou un biberon la nuit pour se rendormir, il est « conditionné » et n’arrivera pas à trouver son sommeil sans, mais il n’en a,physiologiquement, pas besoin. De plus, si votre loulou s’endort en mangeant, il associera le fait de manger et de s’endormir. La nuit, il ne peut donc retrouver le sommeil qu’avec une tétée ou un biberon. Il peut perdre cette « habitude » rapidement, en général en 4 ou 5 nuits, à vous de ne pas craquer !

Les premiers mois de vie, quand votre enfant pleure, allez-y sans vous poser de question, malgré les dires de votre belle-mère…… Ce monde est nouveau pour lui et il a besoin de savoir que vous êtes là pour répondre à ses demandes. Mais vers 4 mois, vous pouvez, petit à petit, l’aider à devenir plus autonome pour l’endormissement. Il saura ainsi se réguler.

Malgré les craintes de nombreux parents, l’enfant apprend à dormir la nuit en moins d’une semaine dans la grande majorité des cas. N’hésitez pas à en parler à votre pédiatre ou à quelqu’un qui pour pourra vous aider et répondre à vos questions car chaque enfant est différent.

Voici quelques petits conseils pour l’aider à avoir un sommeil de meilleure qualité:

-Il est recommandé de garder les heures de coucher et de lever le plus constantes possibles, votre enfant a besoin de repères stables pour structurer son cerveau.

-Si votre enfant est gardé dans la journée, n’oubliez pas de passer un moment avec lui le soir, il a besoin de vous, il a besoin que vous rechargiez sa batterie d’amour. Certains utilisent toutes sortes de stratégies pour repousser l’heure du coucher et obtenir ainsi de l’attention. Il est donc mieux de le passer un moment agréable avant le coucher plutôt que de reculer celui-ci ou de se relever 10 fois par nuit.

-Il est aussi bon de mettre un rituel en place autour de ce moment, avec 3 ou 4 étapes chaque soir, par exemple, donner le bain, faire un câlin au reste de la famille, lire un petit livre et faire un dernier câlin avant de le mettre dans son lit.

-N’hésitez pas aussi à lui raconter ce que lui apporte le sommeil, en effet pourquoi on dort ? Racontez-lui ce que vous vous faites pendant qu’il dort. Votre enfant sera ainsi rassuré.

-La chambre de votre enfant doit être un endroit agréable, un endroit vous passez d’autres moments dans la journée, de jeux…Ce lieu ne doit pas juste être « l’endroit où on dort ». Veillez aussi à ne pas vous en servir comme lieu de punition et surtout à ne pas mettre votre enfant dans son lit pour le punir. Le lit deviendrait alors un endroit négatif pour lui.

-Evitez les jeux, la tablette et les dessins animés qui risquent de trop le stimuler avant d’aller dormir. De plus, la lumière bleue des écrans perturbe aussi son endormissement en modifiant la sécrétion de l’hormone du sommeil, la mélatonine.

Mais alors que faire en cas de réveil nocturne ?

Tout d’abord, il est normal que votre enfant se réveille et qu’il vous appelle pendant la nuit, mais vous n’avez pas à vous précipiter vers lui immédiatement. Laissez-lui la chance d’essayer de trouver le sommeil par lui-même et laissez-lui aussi l’opportunité de trouver du réconfort avec son doudou ou sa tétine. Petite astuce avec votre bébé pendant la journée, n’hésitez pas, quand il est sur son tapis d’éveil à mettre, en plus des jeux, plusieurs tétines en arc de cercle autour de sa tête, il apprendra ainsi à les attraper et ça vous évitera pas mal d’allers-retours nocturnes.

Si votre loulou ne se calme pas, allez le voir et, pour le réconforter, poser une main sur lui et parler doucement Si vous le prenez tout de suite dans vos bras, il aura du mal à s’apaiser autrement.

Il est primordial que les deux parents discutent de ces réveils pour être en accord avec la façon de faire et aussi, tout simplement, pour passer le relais. Faites-vous confiance et quand vous essayez de changer quelque chose, soyez convaincu de votre choix, si vous le faites à contre-cœur, votre bébé le sentira et cela ne marchera peut-être pas.

Le sommeil de l’enfant évolue de façon irrégulière et plusieurs facteurs peuvent faire qu’un enfant qui dormait change ses habitudes sans que cela représente nécessairement un « trouble » du sommeil. Déménagement, arrivée d’une petite sœur….parlez-lui, rassurez le et cela passera.

Le sommeil est LE thème de l’arrivée de bébé : cododo, portage, lit dans la chambre… tant que votre enfant est en sécurité et que vous êtes à l’aise avec vos choix, il n’existe pas une seule bonne façon de faire.

Chaque parent a aussi son « quota » d’heures de sommeil à respecter pour pouvoir assurer le lendemain. Ecoutez-vous, écoutez-vos besoins et vous arriverez à accompagner votre enfant quand vous serez vous-même convaincus des bienfaits pour lui.

Et si besoin, n’hésitez pas à demander de l’aide !

Quelques livres :

– « Le sommeil, le rêve et l’enfant »- Bibliothèque de la famille – Albin Michel

– « Lapin bisou » de Emile Jadoul

-« Non, pas dodo » de Stéphanie Blake

– « Doudou cherche bébé » – Magalie Le huche – Actes Sud junior

– « La journée de Noé – Dolto – Gallimard Jeunesse

– « Le livre qui dort » de Ramadier

– « Bébés Chouettes » de Patrick Benson

– « Au lit petit monstre » de Mario Ramos

 L’arrivée de Numéro 2, comment aider Numéro 1 ?

Il était jusqu’à présent votre premier enfant. Le seul. Le centre de votre petit monde et de toutes vos attentions. L’arrivée d’un deuxième enfant le fera passer du statut d’enfant unique à celui d’aîné.

Avant que vous ne lui disiez, Numéro 1 ressent déjà souvent cette grossesse. Votre posture, vos nausées, le changement de silhouette….N’hésitez pas à lui confirmer cette information avec des mots simples. Attention  à ne pas lui en parler tous les jours, 9 mois, c’est long pour lui. Vous pourrez, par contre lui trouver des repères simples  : « Numéro 2 arrivera quand il fera beau » ou encore  » Numéro 2 arrivera après ton anniversaire »

Peur, joie, colère, jalousie, quand votre numéro 1 va apprendre l’arrivée de numéro 2, toutes ces émotions vont l’envahir.

Il aura besoin d’être rassuré sur l’amour que vous lui portez. Il va interroger la possibilité pour vous, en tant que parents, qu’il y ait assez de place pour deux. L’arrivée d’un nouvel enfant, aussi merveilleuse soit elle, est un chamboulement pour toute la famille : la mère, le père et l’enfant aîné. Elle oblige chacun à trouver une nouvelle place.

A vous de lui expliquer que Numéro 2 ne viendra pas prendre sa place mais que la famille s’agrandira et qu’une nouvelle se créera.

Il est tout à fait normal que l’aîné manifeste de la jalousie les premiers temps à l’égard de l’intérêt que ses parents portent à ce nouvel enfant. On lui a, en plus, souvent dit qu’il pourrait jouer avec lui, quelle déception alors à la naissance de le voir si petit et de ne pas pouvoir lui prêter  ses Playmobils pour Numéro 1!

Cette jalousie disparaîtra naturellement s’il est clair pour vous que chaque enfant a une place équivalente et bien définie.

Durant les premiers temps qui suivent la naissance du Numéro 2, il n’est pas rare que l’ainé ait besoin de reprendre cette place de bébé pour éviter qu’un autre l’occupe. Il veut s’assurer d’avoir toute l’attention de ses parents et tout leur amour. Ainsi, un enfant qui ne buvait plus de biberon peut le demander à nouveau ou un enfant qui venait d’acquérir la propreté peut remettre une couche, un enfant qui n’avait pas de tétine en demander une….

 Il est important de respecter ce temps de questionnement, ce besoin de réassurance sur sa place et de lui expliquer qu’il ne perdra pas l’attention ni l’amour de ses parents en étant plus grand et autonome.

Il est également important de ne pas oublier que souvent, Numéro 1, qui va devenir grand frère ou grande sœur, est encore petit et nécessite des soins et une attention particulière liée à son âge, à son développement. Par exemple, un enfant de 2 ans qui ne peut plus être porté dans les bras ne comprendra pas pourquoi car il a encore besoin d’être contre sa maman à certains moments.

Attention donc à ne pas faire grandir trop vite Numéro 1. Il doit pouvoir poursuivre sa construction à son rythme, sereinement, sans être pressé et parfois même critiqué parce qu’il ne deviendrait tout à coup pas assez autonome.

Et vous verrez, petit à petit, ces deux petits êtres vont apprendre à se connaitre, à se respecter et à s’aimer !

Une bonne manière d’expliquer les choses reste la lecture, votre enfant pourra ainsi se retrouver dans les personnages et comprendra qu’il n’est pas le seul à vivre ce changement. Voici une petite sélection pour les enfants de moins de 4 ans :

« Maman Ourse a un gros ventre »

« Et dedans il y a ? »

« Un amour de petite sœur »

« Une petite sœur pour Fenouil »

« J’attends un petit frère »

« Un petit frère pour Nina »

« Un bébé …..Et moi alors ? »

Comment lui transmettre l’envie de lire ?

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais personnellement, j’adore lire, presque plus que le chocolat, c’est pour dire…….

Lire : s’évader, imaginer, se projeter, se confronter autrement au réel.

Au-delà du fait qu’une lecture quotidienne avec votre enfant va accélérer son acquisition du langage, quel plaisir de partager un moment d’intimité en lui murmurant doucement les mots aux creux de l’oreille.

Prenez le moment du coucher par exemple :lire un livre avec lui va le détendre, le rassurer à cette heure parfois anxiogène  et là, il se blottit tout contre vous, façon agréable de finir la journée pour tous non ?

Les livres sont un excellent moyen pour les enfants de vivre et d’appréhender leurs émotions. Ils vont vous permettre de nourrir le quotient émotionnel de votre enfant. En effet,il va pouvoir « rejouer » ce qu’il a vécu dans la journée : la séparation avec Maman le matin, la peur du pot, l’arrivée de la petite sœur ,les colères qu’ils n’arrivent pas encore à maîtriser…….

Prenez « Va t’en grand Monstre vert », regardez les yeux écarquillés de votre enfant qui apprend ainsi à gérer sa peur et son soupir de soulagement quand le livre se ferme enfin.

A chaque âge ses livres :

Les bébés aiment explorer les livres cartonnés et plastifiés, ils les goûtent, les regardent, essayent de tourner les pages.

Vers 1 an, l’intérêt pour le livre devient différent et l’enfant a besoin de toucher, de vivre une expérience sensorielle pour s’approprier ce qu’il voit, d’entendre des sons, de tirer sur les flèches.

Vers 2 ans, l’enfant va se projeter dans le livre, il va vivre à travers le héros. Il va dire la fin des phrases avant vous et vous demander le même livre, encore et encore.

Vers 3 ans, le monde imaginaire fait son apparition dans la tête de l’enfant et va transformer les histoires en jeu.

Vous pouvez aménager un petit coin cocooning dans sa chambre pour qu’il puisse lire sans oublier, bien entendu, de laisser les livres à disposition, sinon quelle frustration

Alors n’hésitez pas, lisez, et lisez encore, votre enfant à soif de mots, soif d’histoires et d’émotions, soif de votre aide pour dévorer le monde des livres, de plus, en vous observant, il apprendra certains principes de lecture, comme le fait de lire de gauche à droite ou de tourner les pages doucement. Qui de mieux que Papa ou Maman pour transmettre l’envie de lire ?

 

Voici ma liste non-exhaustive de livres :

De 2 mois à 1 an :

« Blanc sur Noir » ou « Noir sur Blanc » de Tana Hoban

« Regarde dans la nuit » de Emiri Hayashi ( toute la collection)

« Devine combien je t’aime » de Sam Bratney

De 1 an à 2 ans :

« Grosse colère » de Mireille d’Alancé

« Bonsoir Lune », de Margaret Wise Brown

« Va-t’en grand monstre vert » de Ed Emberley

« Bébés chouettes » de Martin Wadell

« A ce soir » de Jeanne Ashbé ( et tout ses livres )

De 2 à 3 ans

«Chhhhht » de Sally Grindley

« Chagrin tout doux » de Sabine de Greef

« Caca boudin » de Stéphanie Blake (et tous ses livres)

« Petit bleu et petit Jaune » de Léo Lionni

« De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » de Vom Maulwurf

«  C’est moi le plus fort » de Mario Ramos

« J’y vais » de Matthieu Maudet

 Pour plus grand:

« Homme de couleur » de J.Ruillier

« Qui a vu le loup » d’Alex Sanders

«  Le mange-doudous » de Julien Bléziat

«  Un livre » de Hervé Tullet

«  Chien Bleu » de Nadja

« Okilélé » de Claude Ponti ( et tous ses livres)

« Babayaga » de Taï Marc Le Thanh

Les émotions de l’enfant

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Définition : « état de conscience complexe généralement brusque et momentané accompagné de troubles physiologiques (pâleur, rougissement…)

Une émotion est une réponse physiologique à une stimulation, à une modification de l’environnement tandis qu’un sentiment est déclenché par les pensées, et est donc « psychologique ».

Une émotion est donc un processus biologique qui se déploie en trois temps :

  • Charge : libération d’adrénaline, accélération cardiaque, afflux de sucre et d’oxygène là où le besoin s’en fait sentir.
  • Tension : l’organisme mobilise le maximum d’énergie pour faire face à la situation.
  • Décharge : c’est le retour au calme ! Une fois le danger écarté, le corps a besoin de revenir à son équilibre de base.

Les émotions, à quoi ça sert ?

Joie, tristesse, dégoût, colère, surprise, mépris les émotions sont au cœur de la vie de l’enfant. C’est pourquoi il est essentiel de les exprimer pour mieux l’aider à s’adapter à son environnement.

– La peur aide à se protéger ou à fuir.

-La tristesse accompagne les moments de deuil.

-La joie nous dynamise.

-La colère définit nos limites, notre espace.

-L’amour nous relie à l’autre.

-La surprise mobilise l’attention face à l’inattendu.

-Le dégoût est une réaction de rejet de ce qui semble nocif.

Pour le tout petit, le monde est un vaste espace inconnu, les émotions sont donc plus nombreuses pour lui que pour l’adulte. Il peut être « prisonnier » de l’immédiateté de sa réponse émotionnelle (rire, pleurer, se rouler au sol) car il n’a pas d’autres moyens pour l’exprimer. Il a donc besoin de l’adulte pour trouver les mots et sortir de cela.

Laisser l’enfant exprimer ses émotions

Nous, adultes, nous sentons comme libérés après avoir pleuré. Pourtant, nous nous précipitons sur notre enfant pour lui dire : « Ne pleure pas, ne pleure pas ! ». Aucun parent n’aime voir souffrir son enfant. Malgré notre expérience personnelle, nous continuons d’imaginer que l’enfant qui pleure souffre. Alors qu’il est au contraire en train de se soulager.
C’est vrai, il n’est pas toujours facile d’écouter les émotions des enfants. Elles nous remuent et menacent aussi notre sentiment d’être une « bonne mère » ou un « bon père ». Elles nous insécurisent : « Que dois-je faire ? » Osons le dire, nous aimerions parfois que nos enfants restent tranquilles, ne pleurent pas, ne crient pas, ne se roulent pas par terre. Nous préférerions qu’ils n’aient pas tant d’émotions !

Seulement voilà, les affects des enfants sont ce qu’ils ont de plus précieux. Ici réside leur sentiment d’identité, ils deviennent une personne qui a le droit de désirer. De plus, empêcher l’enfant d’exprimer ses émotions, c’est le laisser en tension, ses émotions seront réprimées mais pas dépassées.

« L’enfant pleure pour signaler des émotions et pour appeler à l’aide. Il appelle à l’aide pour être réconforté. Il ne sait pas agir autrement. » Catherine Gueguen

Comment apprendre à un enfant à maîtriser et à exprimer ses émotions ?

Lorsqu’un enfant éprouve une émotion, la question à se poser est : « Comment puis-je l’aider à avoir         conscience de ce qui se passe en lui ? »

Voici quelques pistes :- Mettez des mots sur son ressenti : « Je vois que tu es en colère !». Ou aidez-le à mettre des mots dessus.

-Laissez-lui de l’espace pour s’exprimer. Nous avons tendance à consoler. Ecoutez-le avant de le consoler

-Partager une émotion avec lui : « Quand j’étais petit, moi aussi j’avais peur des chiens. », il se sentira ainsi moins seul face à sa peur.

– Proposer lui de taper dans un coussin, de dessiner sa colère, de respirer un grand coup pour se calmer.

-Un bébé pleure parfois beaucoup, c’est en effet son seul moyen de communication, c’est comme un appel à l’aide pour lui. Si il n’est pas réconforté, il pourrait développer un sentiment d’insécurité.

Par exemple, quand un enfant pleure au départ d’un de ses parents, il exprime sa tristesse ou son mécontentement, c’est une expression légitime qui montre aussi son attachement. Au lieu de vouloir arrêter ses pleurs, il vaut mieux lui dire « Je vois que tu es triste de quitter Maman/Papa, elle va revenir après son travail mais j’entends que c’est difficile pour toi »

Attention, l’écoute empathique des émotions n’implique pas automatiquement la satisfaction de

toutes les demandes ! Désirs et besoins sont deux choses différentes et la frustration est nécessaire aussi pour grandir et pour apprendre à vivre en société ! Si vous cédez une fois à un caprice, votre enfant aura compris le « pouvoir » de son acte.

Comment l’enfant gère-t-il ses émotions ?

– Par les objets transitionnels (comme le fameux Doudou) qui permet d’encaisser l’émotion ou aussi de projeter ses émotions. Il n’est pas rare d’entendre un enfant dire « Doudou est triste » ou «  Doudou est puni ».

– Par les histoires qu’il entend et se raconte. Certains contes de fées ont ainsi fait leurs preuves au cours des siècles (Les 3 Petits Cochons, Le Petit Poucet…). Ces histoires apprennent à l’enfant à rêver, imaginer, même si cela fait peur. L’enfant apprend ainsi à s’entraîner à ressentir ses émotions.

-Par le jeu, les marionnettes, ou la poupée Pipouette, à qui l’on peut changer le visage selon ce que l’on ressent ! ( Mon gros coup de coeur du moment )

Accueillir et encourager l’expression des émotions de l’enfant, c’est lui permettre de se constituer une personnalité solide, une sécurité intérieure stable.

Quelques livres

– « Au Cœur des émotions de l’enfant » d’Isabelle Filliozat.
– « Grosse colère », de Mireille d’Alancé

– « Pour une enfance heureuse » de Catherine Gueguen

-« Les mots doux » de Carl Norac

-«  Chhht », de Sally Grindley

-« Va t’en grand monstre vert » de Ed Emberley

-«  C’est à moi », de Laure Monloubou

-«  A ce soir » de Jeanne Ashbé

La tendresse parentale, meilleur carburant sur le cerveau des enfants

Cet article, écrit par Gaëlle GuernaLec-Levy a été publié sur le web magazine Gynger, spécialisé dans l’actualité de la famille, de l’enfant et de l’éducation.

« D’après une étude effectuée par des chercheurs thaïlandais auprès d’une cohorte nationale, la capacité des parents à exprimer de la chaleur apparaît comme le prédicteur le plus fort d’un bon développement cognitif.

La faiblesse des performances scolaires constitue un des problèmes majeurs des enfants thaïlandais. En 2006, le score moyen des petits Thaïlandais au test d’intelligence plaçait le pays au 53ème rang parmi 192 pays. Les auteurs de cette étude parue dans le Kathmandu University Medical Journal*, s’intéressent aux facteurs qui favorisent le bon développement cognitif des enfants de façon précoce. Ils posent que peu d’études exploré les effets des pratiques éducatives sur le développement cognitif des enfants. Afin d’investiguer ce sujet précis ils ont utilisé les données d’une cohorte de naissance initiée en Thaïlande en 2000 avec le recrutement de 4245 enfants.

L’échantillon utilisé pour le présent article est de 4116 enfants. Les parents ont été soumis à un questionnaire permettant de cerner leurs attitudes concernant les deux principaux axes d’une parentalité considérée comme ajustée : la capacité à répondre aux besoins de l’enfant et la capacité à exprimer des exigences adaptées (stimuler, poser un cadre ni trop souple ni trop rigide). Les sous-domaines investigués sont, pour la réponse aux besoins : la chaleur parentale (câliner, féliciter, sourire), la cohésion (lire une histoire, chanter une chanson, bercer), une communication de qualité(conseil, avertissement), l’attachement. Pour les exigences : la supervision (un apprentissage stimulant), la confrontation appropriée (jouer avec des jeux et permettre l’apprentissage), la constance (bercer ou chanter une chanson jusqu’à l’endormissement).

Le développement cognitif des enfants a été évalué avec l’échelle de Capute (test d’adaptation cognitive et test de langage), le seul test disponible en thaïlandais.
Le relevé de données a débuté pendant la grossesse. Les parents ont été formés à l’observation de leurs propres pratiques et ils devaient les consigner dans un journal. Des assistants de recherche étaient chargés de collecter les observations tous les trois mois. Au un an de l’enfant, le test de Capute était dispensé en milieu hospitalier par un pédiatre.
Concernant les pratiques parentales, la « chaleur » était le domaine où les parents présentaient dans leur grande majorité les meilleurs scores. Pour les exigences, c’est la confrontation appropriée qui constituait l’aptitude la plus couramment possédée.

Il apparaît que la chaleur parentale est le prédicteur le plus fort du développement cognitif de l’enfant. Les auteurs précisent que les parents thaïlandais expriment leur affection d’une façon similaire à celle des occidentaux (marques explicites de tendresse, câlins, baisers, compliments, sourires, applaudissements), contrairement aux parents chinois qui estiment par exemple que féliciter un enfant peut entraver ses performances. Les chercheurs estiment que l’attention des parents devrait être portée sur les bénéfices d’une éducation chaleureuse, faite de câlins, de compliments, et favorisant l’autonomie de l’enfant. »