Comment lui transmettre l’envie de lire ?

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais personnellement, j’adore lire, presque plus que le chocolat, c’est pour dire…….

Lire : s’évader, imaginer, se projeter, se confronter autrement au réel.

Au-delà du fait qu’une lecture quotidienne avec votre enfant va accélérer son acquisition du langage, quel plaisir de partager un moment d’intimité en lui murmurant doucement les mots aux creux de l’oreille.

Prenez le moment du coucher par exemple :lire un livre avec lui va le détendre, le rassurer à cette heure parfois anxiogène  et là, il se blottit tout contre vous, façon agréable de finir la journée pour tous non ?

Les livres sont un excellent moyen pour les enfants de vivre et d’appréhender leurs émotions. Ils vont vous permettre de nourrir le quotient émotionnel de votre enfant. En effet,il va pouvoir « rejouer » ce qu’il a vécu dans la journée : la séparation avec Maman le matin, la peur du pot, l’arrivée de la petite sœur ,les colères qu’ils n’arrivent pas encore à maîtriser…….

Prenez « Va t’en grand Monstre vert », regardez les yeux écarquillés de votre enfant qui apprend ainsi à gérer sa peur et son soupir de soulagement quand le livre se ferme enfin.

A chaque âge ses livres :

Les bébés aiment explorer les livres cartonnés et plastifiés, ils les goûtent, les regardent, essayent de tourner les pages.

Vers 1 an, l’intérêt pour le livre devient différent et l’enfant a besoin de toucher, de vivre une expérience sensorielle pour s’approprier ce qu’il voit, d’entendre des sons, de tirer sur les flèches.

Vers 2 ans, l’enfant va se projeter dans le livre, il va vivre à travers le héros. Il va dire la fin des phrases avant vous et vous demander le même livre, encore et encore.

Vers 3 ans, le monde imaginaire fait son apparition dans la tête de l’enfant et va transformer les histoires en jeu.

Vous pouvez aménager un petit coin cocooning dans sa chambre pour qu’il puisse lire sans oublier, bien entendu, de laisser les livres à disposition, sinon quelle frustration

Alors n’hésitez pas, lisez, et lisez encore, votre enfant à soif de mots, soif d’histoires et d’émotions, soif de votre aide pour dévorer le monde des livres, de plus, en vous observant, il apprendra certains principes de lecture, comme le fait de lire de gauche à droite ou de tourner les pages doucement. Qui de mieux que Papa ou Maman pour transmettre l’envie de lire ?

 

Voici ma liste non-exhaustive de livres :

De 2 mois à 1 an :

« Blanc sur Noir » ou « Noir sur Blanc » de Tana Hoban

« Regarde dans la nuit » de Emiri Hayashi ( toute la collection)

« Devine combien je t’aime » de Sam Bratney

De 1 an à 2 ans :

« Grosse colère » de Mireille d’Alancé

« Bonsoir Lune », de Margaret Wise Brown

« Va-t’en grand monstre vert » de Ed Emberley

« Bébés chouettes » de Martin Wadell

« A ce soir » de Jeanne Ashbé ( et tout ses livres )

De 2 à 3 ans

«Chhhhht » de Sally Grindley

« Chagrin tout doux » de Sabine de Greef

« Caca boudin » de Stéphanie Blake (et tous ses livres)

« Petit bleu et petit Jaune » de Léo Lionni

« De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » de Vom Maulwurf

«  C’est moi le plus fort » de Mario Ramos

« J’y vais » de Matthieu Maudet

 Pour plus grand:

« Homme de couleur » de J.Ruillier

« Qui a vu le loup » d’Alex Sanders

«  Le mange-doudous » de Julien Bléziat

«  Un livre » de Hervé Tullet

«  Chien Bleu » de Nadja

« Okilélé » de Claude Ponti ( et tous ses livres)

« Babayaga » de Taï Marc Le Thanh

Les émotions de l’enfant

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Définition : « état de conscience complexe généralement brusque et momentané accompagné de troubles physiologiques (pâleur, rougissement…)

Une émotion est une réponse physiologique à une stimulation, à une modification de l’environnement tandis qu’un sentiment est déclenché par les pensées, et est donc « psychologique ».

Une émotion est donc un processus biologique qui se déploie en trois temps :

  • Charge : libération d’adrénaline, accélération cardiaque, afflux de sucre et d’oxygène là où le besoin s’en fait sentir.
  • Tension : l’organisme mobilise le maximum d’énergie pour faire face à la situation.
  • Décharge : c’est le retour au calme ! Une fois le danger écarté, le corps a besoin de revenir à son équilibre de base.

Les émotions, à quoi ça sert ?

Joie, tristesse, dégoût, colère, surprise, mépris les émotions sont au cœur de la vie de l’enfant. C’est pourquoi il est essentiel de les exprimer pour mieux l’aider à s’adapter à son environnement.

– La peur aide à se protéger ou à fuir.

-La tristesse accompagne les moments de deuil.

-La joie nous dynamise.

-La colère définit nos limites, notre espace.

-L’amour nous relie à l’autre.

-La surprise mobilise l’attention face à l’inattendu.

-Le dégoût est une réaction de rejet de ce qui semble nocif.

Pour le tout petit, le monde est un vaste espace inconnu, les émotions sont donc plus nombreuses pour lui que pour l’adulte. Il peut être « prisonnier » de l’immédiateté de sa réponse émotionnelle (rire, pleurer, se rouler au sol) car il n’a pas d’autres moyens pour l’exprimer. Il a donc besoin de l’adulte pour trouver les mots et sortir de cela.

Laisser l’enfant exprimer ses émotions

Nous, adultes, nous sentons comme libérés après avoir pleuré. Pourtant, nous nous précipitons sur notre enfant pour lui dire : « Ne pleure pas, ne pleure pas ! ». Aucun parent n’aime voir souffrir son enfant. Malgré notre expérience personnelle, nous continuons d’imaginer que l’enfant qui pleure souffre. Alors qu’il est au contraire en train de se soulager.
C’est vrai, il n’est pas toujours facile d’écouter les émotions des enfants. Elles nous remuent et menacent aussi notre sentiment d’être une « bonne mère » ou un « bon père ». Elles nous insécurisent : « Que dois-je faire ? » Osons le dire, nous aimerions parfois que nos enfants restent tranquilles, ne pleurent pas, ne crient pas, ne se roulent pas par terre. Nous préférerions qu’ils n’aient pas tant d’émotions !

Seulement voilà, les affects des enfants sont ce qu’ils ont de plus précieux. Ici réside leur sentiment d’identité, ils deviennent une personne qui a le droit de désirer. De plus, empêcher l’enfant d’exprimer ses émotions, c’est le laisser en tension, ses émotions seront réprimées mais pas dépassées.

« L’enfant pleure pour signaler des émotions et pour appeler à l’aide. Il appelle à l’aide pour être réconforté. Il ne sait pas agir autrement. » Catherine Gueguen

Comment apprendre à un enfant à maîtriser et à exprimer ses émotions ?

Lorsqu’un enfant éprouve une émotion, la question à se poser est : « Comment puis-je l’aider à avoir         conscience de ce qui se passe en lui ? »

Voici quelques pistes :- Mettez des mots sur son ressenti : « Je vois que tu es en colère !». Ou aidez-le à mettre des mots dessus.

-Laissez-lui de l’espace pour s’exprimer. Nous avons tendance à consoler. Ecoutez-le avant de le consoler

-Partager une émotion avec lui : « Quand j’étais petit, moi aussi j’avais peur des chiens. », il se sentira ainsi moins seul face à sa peur.

– Proposer lui de taper dans un coussin, de dessiner sa colère, de respirer un grand coup pour se calmer.

-Un bébé pleure parfois beaucoup, c’est en effet son seul moyen de communication, c’est comme un appel à l’aide pour lui. Si il n’est pas réconforté, il pourrait développer un sentiment d’insécurité.

Par exemple, quand un enfant pleure au départ d’un de ses parents, il exprime sa tristesse ou son mécontentement, c’est une expression légitime qui montre aussi son attachement. Au lieu de vouloir arrêter ses pleurs, il vaut mieux lui dire « Je vois que tu es triste de quitter Maman/Papa, elle va revenir après son travail mais j’entends que c’est difficile pour toi »

Attention, l’écoute empathique des émotions n’implique pas automatiquement la satisfaction de

toutes les demandes ! Désirs et besoins sont deux choses différentes et la frustration est nécessaire aussi pour grandir et pour apprendre à vivre en société ! Si vous cédez une fois à un caprice, votre enfant aura compris le « pouvoir » de son acte.

Comment l’enfant gère-t-il ses émotions ?

– Par les objets transitionnels (comme le fameux Doudou) qui permet d’encaisser l’émotion ou aussi de projeter ses émotions. Il n’est pas rare d’entendre un enfant dire « Doudou est triste » ou «  Doudou est puni ».

– Par les histoires qu’il entend et se raconte. Certains contes de fées ont ainsi fait leurs preuves au cours des siècles (Les 3 Petits Cochons, Le Petit Poucet…). Ces histoires apprennent à l’enfant à rêver, imaginer, même si cela fait peur. L’enfant apprend ainsi à s’entraîner à ressentir ses émotions.

-Par le jeu, les marionnettes, ou la poupée Pipouette, à qui l’on peut changer le visage selon ce que l’on ressent ! ( Mon gros coup de coeur du moment )

Accueillir et encourager l’expression des émotions de l’enfant, c’est lui permettre de se constituer une personnalité solide, une sécurité intérieure stable.

Quelques livres

– « Au Cœur des émotions de l’enfant » d’Isabelle Filliozat.
– « Grosse colère », de Mireille d’Alancé

– « Pour une enfance heureuse » de Catherine Gueguen

-« Les mots doux » de Carl Norac

-«  Chhht », de Sally Grindley

-« Va t’en grand monstre vert » de Ed Emberley

-«  C’est à moi », de Laure Monloubou

-«  A ce soir » de Jeanne Ashbé

La tendresse parentale, meilleur carburant sur le cerveau des enfants

Cet article, écrit par Gaëlle GuernaLec-Levy a été publié sur le web magazine Gynger, spécialisé dans l’actualité de la famille, de l’enfant et de l’éducation.

« D’après une étude effectuée par des chercheurs thaïlandais auprès d’une cohorte nationale, la capacité des parents à exprimer de la chaleur apparaît comme le prédicteur le plus fort d’un bon développement cognitif.

La faiblesse des performances scolaires constitue un des problèmes majeurs des enfants thaïlandais. En 2006, le score moyen des petits Thaïlandais au test d’intelligence plaçait le pays au 53ème rang parmi 192 pays. Les auteurs de cette étude parue dans le Kathmandu University Medical Journal*, s’intéressent aux facteurs qui favorisent le bon développement cognitif des enfants de façon précoce. Ils posent que peu d’études exploré les effets des pratiques éducatives sur le développement cognitif des enfants. Afin d’investiguer ce sujet précis ils ont utilisé les données d’une cohorte de naissance initiée en Thaïlande en 2000 avec le recrutement de 4245 enfants.

L’échantillon utilisé pour le présent article est de 4116 enfants. Les parents ont été soumis à un questionnaire permettant de cerner leurs attitudes concernant les deux principaux axes d’une parentalité considérée comme ajustée : la capacité à répondre aux besoins de l’enfant et la capacité à exprimer des exigences adaptées (stimuler, poser un cadre ni trop souple ni trop rigide). Les sous-domaines investigués sont, pour la réponse aux besoins : la chaleur parentale (câliner, féliciter, sourire), la cohésion (lire une histoire, chanter une chanson, bercer), une communication de qualité(conseil, avertissement), l’attachement. Pour les exigences : la supervision (un apprentissage stimulant), la confrontation appropriée (jouer avec des jeux et permettre l’apprentissage), la constance (bercer ou chanter une chanson jusqu’à l’endormissement).

Le développement cognitif des enfants a été évalué avec l’échelle de Capute (test d’adaptation cognitive et test de langage), le seul test disponible en thaïlandais.
Le relevé de données a débuté pendant la grossesse. Les parents ont été formés à l’observation de leurs propres pratiques et ils devaient les consigner dans un journal. Des assistants de recherche étaient chargés de collecter les observations tous les trois mois. Au un an de l’enfant, le test de Capute était dispensé en milieu hospitalier par un pédiatre.
Concernant les pratiques parentales, la « chaleur » était le domaine où les parents présentaient dans leur grande majorité les meilleurs scores. Pour les exigences, c’est la confrontation appropriée qui constituait l’aptitude la plus couramment possédée.

Il apparaît que la chaleur parentale est le prédicteur le plus fort du développement cognitif de l’enfant. Les auteurs précisent que les parents thaïlandais expriment leur affection d’une façon similaire à celle des occidentaux (marques explicites de tendresse, câlins, baisers, compliments, sourires, applaudissements), contrairement aux parents chinois qui estiment par exemple que féliciter un enfant peut entraver ses performances. Les chercheurs estiment que l’attention des parents devrait être portée sur les bénéfices d’une éducation chaleureuse, faite de câlins, de compliments, et favorisant l’autonomie de l’enfant. »

Maria Montessori et les neurosciences

Aujourd’hui, les neurosciences confirment ce que Maria Montessori disait il y a plus d’une centaine d’années. On sait en effet que 4 facteurs facilitent l’apprentissage : l’attention, le mouvement, le test et la consolidation des acquis. Dans l’éducation qu’elle propose, l’enfant doit observer l’environnement qui l’entoure pour apprendre, se mettre en mouvement pour que son corps absorbe les choses, faire des erreurs pour pouvoir lui-même les corriger et toujours recommencer et se tester pour que la chose soit bien intégrée.

De plus, il a été prouvé que les neurones miroirs, qui se trouvent dans le lobe frontal, aident à absorber l’information de l’environnement à travers les sens, Maria Montessori l’avait compris bien avant les autres en créant sa méthode scientifique.

Bref, une grande précurseuse cette Maria……dommage qu’elle ne soit  » à la mode » que maintenant en France

 

Atelier des senteurs,d’inspiration Montessori

Aujourd’hui atelier des senteurs d’inspiration Montessori. Maria Montessori faisait en effet beaucoup d’ateliers qui stimulait les sens des enfants. Par ces sens l’enfant apprend beaucoup mieux.

Vous pouvez lui proposer cet atelier à partir de 2 ans.

Il vous faut un plateau avec 6 boîtes de 3 séries d’odeurs différentes ( lavande, citron, menthe……) et les mettre, en les mélangeant, sur la table. Prendre une boîte, l’ouvrir et la sentir. Inviter l’ enfant à faire de même. En prendre une autre, faire la même chose et demander à l’enfant s’il trouve qu’ elle sent pareil. Si elles sont pareil, les mettre de côté et faire de mêmes pour les autres.

Selon l’âge de votre enfant, vous pouvez nommer ou nom la senteur, mais l’interêt principal restera d’aiguiser son odorat.

Les régles et interdits

Qu’est-ce qu’une règle?
Selon la définition du dictionnaire :
C’est un principe de vie en société, l’ensemble des règles constituant un tout cohérent qui permet aux individus de coexister.
Il me semble important, tout d’abord, de rappeler que le fait de donner des règles à un enfant l’aide à se construire. Ces règles de vie sont pour lui des repères, il en a besoin pour grandir (cf : l’opposition chez l’enfant).
On ne devient pas sévère en donnant des repères, bien au contraire.
Pas toujours facile de donner des règles. D’un côté, on n’a pas envie de se fâcher avec son enfant mais de l’autre, on n’a envie qu’il acquiert une autonomie et cela passera par là.
Donner des règles de vie à votre enfant, c’est lui permettre de grandir dans un cadre sécurisant, même si, parfois, cela doit engendrer des frustrations chez lui.
Les règles fixées doivent être fermes, constantes et réfléchies. Si elles sont floues, il le sentira et pourra ainsi vous faire tourner en bourrique ! Si par exemple il sait qu’avec Papa, il peut courir dans le salon mais pas avec maman, il va en jouer.
Parlez-en entre vous, mettez-vous d’accord. Si vous ne l’êtes pas, discutez-en mais pas devant lui, cela appartient aux décisions de couple et ne concernent pas votre enfant.
Les règles que vous lui donnez doivent être raisonnables et, si possible, avoir une alternative.
« Léon, tu n’as pas le droit de courir dans le salon parce qu’il y a des objets sur lequel tu peux tomber, par contre, tu peux aller courir sans risque dans le jardin ». Une règle établie sans donner d’explications n’est pas compréhensible pour l’enfant, et donc ne sera pas respectée. Votre enfant est réceptif, et comprend également le danger !
En collectivité, les règles et interdits sont pensées en équipe afin que l’enfant voit la cohérence des adultes et ne soit pas perdu. Ces règles sont d’ailleurs parfois affichées, les parents peuvent donc les lire et s’en inspirer ou au moins les suivre au sein de la structure.
L’absence de règle laisserait votre enfant démuni, malgré ce que vous pensez !
Lui donner des règles, c’est définir avec lui un périmètre de liberté.
Les interdits
Comme on l’a vu dans le paragraphe précédent, une règle peut avoir une alternative alors qu’un interdit est non-négociable.
Pourquoi cette distinction ? Parce qu’un interdit est là pour protéger votre enfant, son voisin ou le matériel.
Vous-même, lorsque vous dites un interdit à votre enfant, vous n’y mettez pas le même ton qu’une règle.
Je vois d’ici votre front se plisser, donc, je m’explique :
Quand votre enfant va courir dans la rue ou approcher dangereusement ses doigts d’une prise, l’intensité de votre « non » sera différente que lorsqu’il renverse son verre d’eau.
Et oui, pour l’un, il y a danger, et pour l’autre non.
Votre enfant entendra cette différence dans votre ton, et il est important pour vous que ces interdits soient clairs.
« Il est interdit de courir dans la rue, de mordre un copain et de casser le téléphone de papa »
A vous de les définir, en général, ce n’est pas très compliqué mais bon, il peut être bon d’en parler quand même avec son conjoint car la notion de danger n’est pas la même pour tous.

Le jeu du miroir

Devant cet étrange objet, votre enfant s’interroge…qu’est-ce donc que cette chose étrange qui bouge devant moi ?
C’est Jacques Lacan, célèbre psychanalyste, qui a parlé en premier du « stade du miroir » chez l’enfant. Stade ou l’enfant va reconnaître sa propre image et va prendre conscience de toutes les parties de son corps.
Mais comment cela se passe t’il?
De 2 à 4 mois, le miroir n’aura comme seul intérêt pour l’enfant que de refléter la lumière. Il préférera votre visage et vos mimiques à cet objet inerte.
Entre 4 et 12 mois, le miroir l’intéressera plus, Il va trouver drôle le petit d’homme d’en face, lui faire des sourires, vouloir le toucher, coller son front dessus, regarder derrière mais il est encore loin de se douter que ce petit d’homme, c’est lui. Bien sûr il va sourire à Maman ou Papa mais sans avoir conscience que ce n’est que le reflet de Maman ou Papa.
Entre 12 et 18 mois, il sera intrigué ou timide face à cet être d’en face…. Mais qui est-il ? Pourquoi ne fait-il pas de bruit ? Pourquoi ne prend-il pas le jeu que je lui tends ? L’enfant se posera des questions et, petit à petit, se rendra compte que cet autre c’est lui.
Mais ce n’est que vers 2 ans que l’enfant comprendra vraiment qu’il s’agit de lui. Il est presque déçu d’avoir perdu cet ami si semblable et se désintéressera petit à petit de cet objet pour aller jouer avec un autre en chair et en os.
Mais alors, comment faire pour savoir si votre enfant se reconnait ?
Vous pouvez faire cette petite expérience imaginée par 2 psychologues :
Mettez votre enfant devant un miroir et laissez-le jouer. Détournez son attention quelques instants et mettez une gommette ou un peu de feutre rouge sur son nez, le plus discrètement possible évidemment. Laissez-le ensuite retrouver le miroir.
Vers un an, il regardera attentivement son reflet sans rien faire, vers 18 mois, il touchera le miroir pour enlever la tâche et vers 2 ans, il touchera son nez ! c’est gagné !
Le stade du miroir est décisif dans la construction de soi. Votre enfant comprendra alors qu’il est une personne à part entière et va commencer à s’affirmer, à dire non …….mais ça c’est une autre histoire…..

Vous êtes les premiers éducateurs de votre enfant !

Internet, les belles-mères, les livres, les assistantes maternelles, la télé, la crèche, Instagram, aujourd’hui, nous sommes sur-informés et sur-conseillés pour l’éducation de notre enfant.

Mais ne doutez jamais d’une chose,  la meilleure des solutions se trouve en vous ! Vous êtes les premiers éducateurs de votre enfant et l’amour que vous lui portez vous guidera pour faire les bons choix.

Votre enfant, vous l’avez porté pendant 9 mois , vous l’avez rêvé, imaginé et c’est vous qui, jour après jour, le voyez grandir.
La chose la plus importante dont un enfant ait besoin,  c’est de sentir qu’il est aimé, qu’il est encouragé dans ce qu’il fait, que vous portez un regard bienveillant et plein d’amour sur lui.
Ayez confiance en vous, être parent ce n’est pas être parfait, ce n’est pas de ça dont il a besoin et puis soyons clair le parent parfait n’existe pas. !

Doutez de soi, avoir des questions, ne pas tout comprendre, c’est bien normal. Laissez vous le temps de faire connaissance avec ce petit être qui vient d’arriver dans votre monde et faites ce que vous voulez, allaitez si vous en avez envie, portez le en écharpe jusqu’à ses 4 ans, soyez une maman louve, un papa fou, une maman cool, un papa poule,une maman bio, soyez juste vous-même. Les réseaux sociaux, parfois, veulent faire de nous des clones……il est important de rester soi pour vivre pleinement ce moment.

Votre pédiatre peut vous aider, je peux aussi venir vous donner plein de trucs et astuces, vous aidez à voir où votre enfant en est dans son développement, vous aidez dans l’aménagement de son espace  mais je suis sure d’une chose : Vous êtes les meilleurs et votre enfant le sait. Ca changera un jour, mais c’est qu’il sera entré dans l’adolescence !

Alors voici juste un conseil…..Votre bébé ne fait pas ses nuits et votre belle-mère vous affirme qu’il faut le laisser pleurer ? N’ayez pas peur de lui répondre gentiment « Chère belle-maman, quand vous parlez, vous aimez qu’on vous écoute et bien pour mon bébé c’est la même chose, il a besoin de savoir que je suis là pour lui et ses pleurs sont, pour le moment, son seul moyen d’expression. Alors laissez-nous faire connaissance, et laissez-moi répondre à ses besoins. »

La période d’adaptation

Tout d’abord, avant d’adopter un mode de garde, réfléchissez-bien à ce que vous souhaitez pour votre enfant, une nounou, une crèche, prolonger votre congé maternité…c’est important de réfléchir à celui qui vous conviendra le mieux.

Que ce soit à la crèche ou chez la nounou, on va alors vous parler de période d’adaptation. Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

Employé par les professionnelles de la petite enfance, ce terme défini la période où vous allez tous faire connaissance. La période d’adaptation, qui s’étale sur une ou deux semaines, c’est avant tout une rencontre entre des personnes : l’enfant, le référent et le parent.
Ce temps nécessaire est là pour que vous « racontiez » l’histoire de votre enfant, pour que vous puissiez poser toutes vos questions, observer les lieux, vous imprégnez de l’ambiance et pour que, petit à petit, votre enfant puisse faire de même.

Quand, adulte, nous arrivons dans un nouveau travail, il nous faut un peu de temps pour nous familiariser à l’environnement, pour observer les lieux et les gens, savoir vers qui aller pour telle ou telle chose ; Pour votre enfant, c’est la même chose, il doit se familiariser avec ce nouvel endroit, ces nouveaux bruits, ces nouvelles têtes. Il doit faire cela et, en même temps, se séparer de vous, drôlement difficile pour un tout petit ! Alors, mettez des mots, expliquez-lui pourquoi vous le mettez à la crèche, racontez lui votre journée, rassurez-le sur vos retrouvailles, et surtout prévenez le quand vous partez.

Votre bébé est la chose la plus précieuse que vous avez au monde, il est normal que vous ayez du mal à le laisser et, parfois, vous pouvez même éprouver de la jalousie envers les professionnelles de la crèche :
« Cette personne va passer la journée auprès de mon loulou alors que moi, je vais me coltiner Mr Martin en réunion ! »
Sachez une chose, votre enfant vous aime et il sait très bien qui est qui. Les professionnelles de la crèche feront tout pour que sa journée se passe bien, elles lui apporteront les soins et l’attention nécessaire, elles veilleront à son environnement, elles seront maternantes avec lui mais pas maternelle !

Pour l’équipe de la crèche, ce dialogue permet de faire connaissance avec vous et votre enfant, de connaitre ses habitudes, ses éventuelles difficultés ( santé…) et d’intégrer votre enfant, en tant qu’individu, au sein d’une collectivité.

Cette période est donc primordiale, l’équipe est disponible pour répondre à vos questions, à vos craintes, toutes les questions sont utiles, alors n’hésitez pas. Si vous êtes sereins, votre enfant le sera aussi !