Les morsures

Pendant toute la petite enfance, la bouche est le lieu privilégié des sensations de plaisir de l’enfant, il porte tout à la bouche (objets, personnes …), c’est ainsi qu’il appréhende le monde qui l’entoure.

En plus de cela, son cerveau reptilien (la survie) et son cerveau limbique (les émotions) sont dominants, il n’a pas le recul nécessaire pour analyser une situation.

La morsure ( ou la griffure) signale aussi que, pour l’enfant, la distance entre son corps et le corps des autres n’est pas clair, l’enfant mord souvent quand on rentre dans sa bulle, dans son intimité, quand un copain s’approche trop près sur le canapé. Souvent l’enfant mordeur a entre 18 et 24 mois et ne parle pas encore. Il est submergé par une émotion, positive ou négative, et cette frustration va le pousser à mordre.

La première personne pourtant qu’il mord est souvent sa maman, vous savez ces baisers avec les dents ? Il est important de mettre un interdit sur ce geste et aussi d’arrêter de lui dire, assez souvent : je vais te croquer ou je vais te manger car en fait cela ne se fait pas et même si, pour nous, c’est une façon de parler, lui ne l’entend pas ainsi.

L’enfant mord peu chez lui, il mord souvent en collectivité, quand il passe la journée dans le bruit, entouré de plein d’autres enfant où toute la journée, il doit faire des concessions, gérer ses frustrations faire des efforts et tout cela loin de ses parents.

Il faut alors expliquer à l’enfant que le langage permet d’exprimer ses émotions et que la solution qu’il a trouvée : mordre, griffer ou bousculer n’est pas la bonne. Il est primordial de ne pas stigmatiser l’enfant mordeur et de recourir principalement au dialogue pour expliquer les causes et conséquences d’un tel geste, lui expliquer que même s’il ne le fait pas dans ce but, il fait mal en mordant. En résumé, l’aider à changer de registre d’expression, et l’inciter à recourir de plus en plus à la parole pour exprimer ses sentiments.

Pour conclure, et même si cela vous semble évident, il est important de veiller à une cohérence entre vos actes et vos mots, on est bien d’accord que la solution de remordre l’enfant mordeur serait contre-productive….

Une cuillère pour Mamie……

L’alimentation du bébé, LA question qui inquiète souvent les parents…..Vaste sujet, entre l’allaitement, la diversification, la DME….Aujourd’hui, je vais juste vous parler de ces phases où votre loulou ne veut plus manger. Mais POURQUOI ??????

Tout d’abord, parce qu’il sait que ça à un effet sur vous, que cela vous inquiète, alors, premier conseil, ne parlez pas de votre inquiétude devant lui et « essayez » de ne pas vous focaliser dessus, sinon, Loulou aura des billes pour jouer avec vos nerfs.

Un enfant ne se laisse jamais mourir de faim, cependant il est comme nous, vers 18 mois, il commence à montrer des préférences pour certaines textures ou certains goûts, et puis il y a des moments où il a plus faim que d’autres, rien d’anormal. Surtout, ne lui proposez pas 12 plats différents pour qu’il ait « quelque chose dans le ventre », sinon, vous allez en faire un mangeur de pâtes-patates-pain et ne vous inquiétez pas, il se rattrapera très bien au prochain repas.

Et puis, les enfants sont parfois inquiets à cause de choses qu’ils ne maitrisent pas : un déménagement, l’arrivée d’une petite sœur, le voyage de papa……et cela peut aussi leur couper un peu l’envie de manger. Le meilleur moyen est alors de leur parler et de les rassurer sur tout ça.

Dernière question : pourquoi mange t-on ? D’où vient cette phrase : Une cuillére pour Mamie ?

Un jour, après avoir observé le temps du repas au sein de ma crèche, je suis allée déjeuner avec mon équipe. A la fin de leur repas, je leur ai dit « Bravo, vous avez bien déjeuné, Maelys est fière de vous » et je leur ai donné un bonbon….. Cette expérience a tout changé. Maintenant, nous expliquons aux enfants pourquoi ils mangent, ce qui se passe dans leur corps à ce moment là et ce qu’ils vont pouvoir faire avec les forces retrouvées grâce aux vitamines des aliments.

Et oui, on arrête de dire « une cuillère pour Mamie », cette Mamie qu’ils n’ont pas vu depuis 8 mois…

Bref, le temps du repas doit être un temps de partage, d’intimité et de bonheur et si jamais votre enfant traverse une phase comme celle-ci, regardez sa courbe de croissance sur son carnet de santé, ça devrait vous rassurer.

La période d’angoisse du 8ème mois

Selon des recherches menées en 1940 par le Dr Spitz, psychiatre et psychanalyste américain, l’enfant traverse plusieurs phases successives dans sa relation avec les autres. Ainsi, entre 3 et 6 mois, le bébé va être plus en interaction avec les personnes qui sont « bonnes » pour lui. Ses sourires et ses babillements seront destinés aux personnes qui prennent soin de lui au quotidien.

A partir de 6 mois, l’enfant va se sécuriser avec les personnes qui l’entourent :  » OK pour que Papa et Maman me prennent quand ils veulent, Mamie, je la vois souvent, Aurélie de la crèche, qui sait toujours que j’ai faim à 11h aussi, par contre, tata Josiane que je n’ai vu qu’une fois il y a 3 mois, je ne sais pas encore si je peux compter sur elle ». 

Les personnes inconnues pour lui, le pédiatre, tata Josiane ( qui en plus a les cheveux étrangement bleus…)… ne font pas partis de son monde et c’est donc difficile pour lui de savoir qui elles sont et d’accepter d’être pris dans les bras ou de prendre le biberon avec eux. En même temps, à part sur un site de rencontres, vous déjeunez ou buvez souvent un verre avec un inconnu vous ?

De plus, aux alentours de 9 mois, votre enfant ne sait pas que, quand il ne vous voit plus, vous n’avez pas pour autant disparu pour toujours, il n’a pas encore l’imaginaire pour comprendre que vous êtes juste dans la pièce d’à côté, d’où des pleurs et d’où ce terme d’angoisse.

Cette période peut passer inaperçu si l’enfant à l’habitude de voir beaucoup de monde, ou si, au contraire, il n’a pas encore été vraiment séparé de sa maman.

Que faire alors pour que cette période se passe bien pour votre enfant ?

  • Déjà, la base de la base, ne le forcez pas à aller dans les bras de tata Josiane, respectez le temps dont il a besoin pour faire connaissance, elle s’en remettra et lui vous remerciera.
  • Ne partez pas de la maison ou de la crèche sans lui dire au revoir, prenez le temps de lui expliquer les choses.
  • Si vous avez un nouveau baby-sitter, demandez-lui de venir un peu plus tôt pour faire qu’ils puissent faire connaissance autour du jeu.
  • Ayez confiance en les personnes à qui vous le confiez (crèche, nounou) ou, si ce n’est pas le cas, n’en parlez pas devant lui. Il ressentira votre angoisse.
  • Acceptez son besoin d’être prés de vous, d’être câliné dans les moments ou des « étrangers » sont là.
  • Offrez-lui un doudou, qui, à cette période, comme le Dr Winnicott le disait servira d’objet pour accepter la frustration qu’il peut ressentir en votre absence.
  • Lisez-lui des livres qui vont le rassurer, comme « Bébés Chouettes » de Martin Waddell ou « A ce soir » de Jeanne Ashbé.

Cette étape est primordiale pour votre enfant. Il pourra ainsi, petit à petit à se séparer de vous pour aller explorer le monde, tout en sachant qu’il vous retrouvera toujours et ça pour lui, c’est primordial.

Les retrouvailles avec votre enfant

Les retrouvailles avec Loulou.. Ce moment tant attendu et qui, pourtant, ne se passe pas toujours comme on l’aurait imaginé !

Et oui, vous avez attendu cet instant toute la journée, pendant la réunion avec le Boss, en déjeunant avec votre collègue Josiane, en faisant votre tableau Excel et hop, arrivée à la crèche, ou chez vos parents après des vacances, Loulou vous snobe. Un brin vexant, vous rêviez de câlins, de sourires, d’embrassades et lui s’en va de l’autre côté. Mais pourquoi ?

Pour Loulou, ce moment est délicat, parfois même éprouvant. Le matin, il a dû vous regarder partir plus ou moins facilement et là, boum, vous réapparaissez d’un coup.

Pas facile pour lui de mettre des mots sur ce qu’il ressent. Il n’a pas non plus la même notion du temps. Pour lui, une journée et une semaine, ce n’est guère différent

Les loulous peuvent réagir de manières différentes ;

Certains vont pleurer ; En effet le trop plein d’émotions accumulées pendant la séparation ressort à ce moment-là. Loulou  a dû gérer le manque de vous, les conflits éventuels avec les copains, la fatigue, la frustration, l’absence de repères….Il a pris sur lui, a fait des câlins aux professionnels, a sa grand-mère, a vu le visage de sa maman sur Facetime sans sentir son odeur et sa peau, a pris un peu plus sa tétine et son doudou qu’à la maison, mais, quand vous revenez, il peut déverser toutes ses émotions sur la personne qu’il aime le plus et qui le comprend le mieux : vous.

Ça vous rappelle quelqu’un ? Et oui, ils font comme nous, quand Josiane nous a un peu saoulé au travail avec ses cancans de bureaux, on inspire, on souffle, on inspire, on souffle et le soir, on déverse nos sentiments sur l’homme à la maison.

Certains enfants vont, au contraire, partir en courant, continuer à jouer, monter sur une table, taper un copain….

Et oui, vous faites irruption dans un monde où vous n’êtes pas le centre de son attention et peut-être, en plus, au milieu d’une méga construction de Legos… Quel choc pour lui ! Alors pourquoi ne pas vous asseoir, lui laisser le temps de finir son jeu, prendre le temps de l’observer dans cet environnement qui est le sien et lui donner ce temps des retrouvailles ?

Il sera  fier de vous montrer son activité et de vous faire entrer un peu dans son monde. Et demandez vous une chose, vous souhaitez un bisou mais lui veut il la même chose à l’instant T ?

Quoique déstabilisantes (et parfois vexantes) ces attitudes ne sont, encore une fois, que l’expression d’un ensemble de sentiments accumulés tout au long de cette période : joie, frustration, peur d’une autre séparation, excitation : cocktail de sentiments difficile à gérer pour le tout petit.

Et n’oubliez pas une chose, il faut une grande force intérieure et une bonne capacité d’anticipation pour gérer les transitions. Il faut des mots pour comprendre et exprimer ce que l’on ressent, Loulou ne les a pas encore, il ne peut pas vous dire :  » Papa, tu m’as manqué, c’était un truc de dingue  »

Alors, en attendant qu’il y arrive, prêtez-lui vos mots et racontez-lui votre journée, petit à petit, il prendra plaisir à faire de même.

Le terrible Two, késako ?

Quand on évoque les difficultés rencontrées avec un enfant, on parle souvent de l’adolescence, ce moment tant redouté par les parents, mais assez peu de la période du « terrible two » qui peut pourtant, être assez intense, il faut bien se l’avouer !

Mais qu’est-ce qui se passe, pourquoi notre tout petit se transforme en une tornade au supermarché et pourquoi nous tient-il tête ? On peut être déboussolé par ce soudain changement, par ce mini calife qui nous fait les gros yeux.

Cette étape qui peut commencer vers 18 mois et, parfois, se terminer vers 2 ans, correspond à une prise de conscience, chez l’enfant, qu’il est une personne à part entière. En effet, votre enfant a appris à se déplacer et commence à parler, il a une nouvelle impression de liberté et d’autonomie mais se rend en même temps compte qu’il ne peut malheureusement pas encore tout faire comme vous. Cela engendre chez lui beaucoup d’incompréhension et de frustration. Il souhaite donc faire passer ses envies avant les vôtres.

En effet, observez à quel moment les « crises » arrivent, c’est souvent quand il n’a pas le temps de s’habiller seul, que vous lui demandez de venir pour le bain en plein puzzle ou qu’il n’arrive pas à exprimer son émotion….

De plus, cette étape correspond à une période où son cerveau entre dans une phase de maturation de la gestion émotionnelle, cela provoque des sautes d’humeur assez importantes qu’il n’arrive pas à gérer.

Mais alors que faire ?

  • Tout d’abord, dites-vous que, lors de ces crises, votre enfant vous envoie un message. Il essaye de vous dire qu’il est en colère, frustré, il veut attirer votre attention sur une situation qui ne lui convient pas. Et il a bien compris, que, grâce à ses cris, il y arrivait plutôt bien. Alors prêtez lui vos mots, dites-lui que vous comprenez mais qu’il peut s’exprimer autrement, et dites-lui cela calmement, cela l’apaisera.
  • Il a envie de décider certaines choses ? alors, pourquoi ne pas lui donnez le choix, par exemple de sa tenue le matin ou des céréales qu’il veut manger ? Il se sentira ainsi entendu dans ses désirs.
  • Le vivre ensemble est possible grâce à un ensemble de règles établies. A vous donc de les définir dans votre foyer. Elles doivent être constantes et réfléchies pour que votre enfant puisse les comprendre. Un enfant va recommencer 100 fois la même bêtise pour voir si la réponse qui lui est donnée est la même. C’est un petit scientifique qui va tester sa théorie sans cesse : « Tient Maman est OK quand je monte sur la table basse mais Papa semble mécontent… intéressant, je vais retester… » Attention à ce que ces règles respectent aussi les besoins de votre enfant : on ne peut pas, par exemple, demander à un enfant de ne jamais courir et d’être « sage comme une image » (mais d’où vient cette expression ?)

Et si belle-maman vous reproche votre laxisme ou vous dit cette petite phrase : « je ne comprends pas, avec moi, il est adorable », répondez-lui juste que l’amour que vous portez à votre Loulou lui permet de savoir que vous êtes la personne idéale auprès de laquelle il peut exprimer ses émotions.

Parler à son bébé

Quoi ? Babel ne peut pas nous apprendre à communiquer avec notre bébé ?

Ça nous servirait pourtant plus que de parler l’indonésien !

A sa naissance, votre bébé et vous n’êtes pas sur le même canal et il va vous falloir accepter ce temps de l’incompréhension et du chemin vers l’autre. Votre bébé est alors comme un correspondant étranger qui déboule dans un monde qu’il ne connait pas. Il a perdu ses repères et vous ne savez pas trop comment tout lui expliquer.

Il va vous falloir un peu de temps pour faire connaissance, cela ne va pas être immédiat. Petit à petit, vous allez savoir que cette petite main qu’il va frotter sur son oreille signifie qu’il est fatigué, que ces sourcils froncés veulent dire : « Papa, mon bib c’est maintenant ! ».

Pour votre enfant, tout est langage. Ce qu’il perçoit de vos émotions, votre ton, vos moments de bonheur, vos moments de fatigues, il perçoit cela et essaye d’y mettre un sens. C’est pourquoi il est important de poser des mots dessus. Vous devez lui dire ce qui se passe pour vous.

Difficile vous me direz, déjà parce qu’on se dit qu’ils ne comprennent pas et que, niveau réponse du tac au tac c’est plus sympa de parler avec ses copines.

Pourtant, regardez-le, regardez le gazouiller quand vous prenez le temps de lui parler, regardez la faculté qu’il a à ne pas vous couper la parole, et surtout, regardez le s’apaiser grâce à vos mots. Il comprend déjà tellement de choses.

De plus, un enfant reste en « vigilance » s’il sent que son papa et sa maman ne vont pas bien. Il va alors avoir du mal à se « séparer » d’eux, lors de l’arrivée à la crèche ou lors du coucher par exemple.

Il se dit que c’est à cause de lui si maman est triste, car il a dessiné sur le mur ou qu’il aurait vraiment dû faire un effort et zapper le biberon de 3h cette nuit…Alors, mettez des mots sur vos maux pour le rassurer. Parlez lui le plus naturellement possible, s’il ne comprend pas tous les mots, l’émotion de votre voix ne lui échappera pas elle. Et n’oubliez pas que les mots que vous allez lui dire le construiront, lui feront comprendre le monde dans lequel il vit, lui donneront les armes pour devenir un être capable de mettre des mots sur ses émotions.

Si c’est difficile pour vous, si vous n’arrivez pas à lui parler, vous pouvez aussi faire une « pause », lui expliquer que vous avez besoin de prendre soin de vous pour prendre ensuite soin de lui. Passez le relais à l’autre parent, votre enfant ne vous en voudra pas du tout

N’ayez pas peur de lui raconter sa venue au monde, la grossesse, les moments qui ont pu être difficile depuis sa naissance (maladie, hospitalisation…), car si vous l’avez vécu ainsi, si ces moments étaient douloureux pour vous, n’oubliez pas qu’il était là aussi !

Et si besoin d’aide, n’hésitez pas ! Être parent c’est un apprentissage avant tout et même si vous avez la force en vous, parfois ce n’est pas si simple.

Et n’oubliez pas, vous êtes le parfait parent pour votre enfant ! Le lui sait, il n’y a qu’à regarder ce regard d’amour qu’il vous lance 😊

 

Le terrible two, késako ?

 Quand on évoque les difficultés rencontrées avec un enfant, on parle souvent de l’adolescence, ce moment tant redouté par les parents, mais assez peu de la période du « terrible two » qui peut pourtant, être assez intense, il faut bien se l’avouer !

Mais qu’est-ce qui se passe, pourquoi notre tout petit se transforme en une tornade au supermarché et pourquoi nous tient-il tête ? On peut être déboussolé par ce soudain changement, par ce mini calife qui nous fait les gros yeux.

Cette étape qui peut commencer vers 18 mois et, parfois, se terminer vers 2 ans, correspond à une prise de conscience, chez l’enfant, qu’il est une personne à part entière. En effet, votre enfant a appris à se déplacer et commence à parler, il a une nouvelle impression de liberté et d’autonomie mais se rend en même temps compte qu’il ne peut malheureusement pas encore tout faire comme vous. Cela engendre chez lui beaucoup d’incompréhension et de frustration. Il souhaite donc faire passer ses envies avant les vôtres.

En effet, observez à quel moment les « crises » arrivent, c’est souvent quand il n’a pas le temps de s’habiller seul, que vous lui demandez de venir pour le bain en plein puzzle ou qu’il n’arrive pas à exprimer son émotion….

De plus, cette étape correspond à une période où son cerveau entre dans une phase de maturation de la gestion émotionnelle, cela provoque des sautes d’humeur assez importantes qu’il n’arrive pas à gérer.

Mais alors que faire ?

  • Tout d’abord, dites-vous que, lors de ces crises, votre enfant vous envoie un message. Il essaye de vous dire qu’il est en colère, frustré, il veut attirer votre attention sur une situation qui ne lui convient pas. Et il a bien compris, que, grâce à ses cris, il y arrivait plutôt bien. Alors prêtez lui vos mots, dites-lui que vous comprenez mais qu’il peut s’exprimer autrement, et dites-lui cela calmement, cela l’apaisera.
  • Il a envie de décider certaines choses ? alors, pourquoi ne pas lui donnez le choix, par exemple de sa tenue le matin ou des céréales qu’il veut manger ? Il se sentira ainsi entendu dans ses désirs.
  • Le vivre ensemble est possible grâce à un ensemble de règles établies. A vous donc de les définir dans votre foyer. Elles doivent être constantes et réfléchies pour que votre enfant puisse les comprendre. Un enfant va recommencer 100 fois la même bêtise pour voir si la réponse qui lui est donnée est la même. C’est un petit scientifique qui va tester sa théorie sans cesse : « Tient Maman est OK quand je monte sur la table basse mais Papa semble mécontent… intéressant, je vais retester… » Attention à ce que ces règles respectent aussi les besoins de votre enfant : on ne peut pas, par exemple, demander à un enfant de ne jamais courir et d’être « sage comme une image » (mais d’où vient cette expression ?)

Et si belle-maman vous reproche votre laxisme ou vous dit cette petite phrase : « je ne comprends pas, avec moi, il est adorable », répondez-lui juste que l’amour que vous portez à votre Loulou lui permet de savoir que vous êtes la personne idéale auprès de laquelle il peut exprimer ses émotions.

Fais dodo……

La qualité de sommeil de votre loulou est importante pour lui permettre d’avoir une croissance harmonieuse et que son cerveau se développe bien et puis soyons clair, pour vous aussi.

A la naissance, le système nerveux du bébé n’est pas encore mature et, de plus, c’est pendant ces moments de repos qu’il va pouvoir ancrer dans son cerveau les expériences qu’il a vécu dans la journée. Mais ce sommeil si primordial, est  aussi peu structuré à la naissance, vous l’aurez remarqué….

Alors voyons ensemble quelques points pour l’aider, et vous aussi, à retrouver un sommeil de qualité ou même un sommeil tout court.

Tout d’abord, il est important de savoir qu’un enfant d’environ 6 mois et qui n’a pas de problème de poids est tout à fait capable de dormir une nuit entière sans manger. S’il prend, dans la journée, en 4 repas, la ration calorique suffisante, il peut « tenir » la nuit.

Si vous lui donnez une tétée ou un biberon la nuit pour se rendormir, il est « conditionné » et n’arrivera pas à trouver son sommeil sans, mais il n’en a,physiologiquement, pas besoin. De plus, si votre loulou s’endort en mangeant, il associera le fait de manger et de s’endormir. La nuit, il ne peut donc retrouver le sommeil qu’avec une tétée ou un biberon. Il peut perdre cette « habitude » rapidement, en général en 4 ou 5 nuits, à vous de ne pas craquer !

Les premiers mois de vie, quand votre enfant pleure, allez-y sans vous poser de question, malgré les dires de votre belle-mère…… Ce monde est nouveau pour lui et il a besoin de savoir que vous êtes là pour répondre à ses demandes. Mais vers 4 mois, vous pouvez, petit à petit, l’aider à devenir plus autonome pour l’endormissement. Il saura ainsi se réguler.

Malgré les craintes de nombreux parents, l’enfant apprend à dormir la nuit en moins d’une semaine dans la grande majorité des cas. N’hésitez pas à en parler à votre pédiatre ou à quelqu’un qui pour pourra vous aider et répondre à vos questions car chaque enfant est différent.

Voici quelques petits conseils pour l’aider à avoir un sommeil de meilleure qualité:

-Il est recommandé de garder les heures de coucher et de lever le plus constantes possibles, votre enfant a besoin de repères stables pour structurer son cerveau.

-Si votre enfant est gardé dans la journée, n’oubliez pas de passer un moment avec lui le soir, il a besoin de vous, il a besoin que vous rechargiez sa batterie d’amour. Certains utilisent toutes sortes de stratégies pour repousser l’heure du coucher et obtenir ainsi de l’attention. Il est donc mieux de le passer un moment agréable avant le coucher plutôt que de reculer celui-ci ou de se relever 10 fois par nuit.

-Il est aussi bon de mettre un rituel en place autour de ce moment, avec 3 ou 4 étapes chaque soir, par exemple, donner le bain, faire un câlin au reste de la famille, lire un petit livre et faire un dernier câlin avant de le mettre dans son lit.

-N’hésitez pas aussi à lui raconter ce que lui apporte le sommeil, en effet pourquoi on dort ? Racontez-lui ce que vous vous faites pendant qu’il dort. Votre enfant sera ainsi rassuré.

-La chambre de votre enfant doit être un endroit agréable, un endroit vous passez d’autres moments dans la journée, de jeux…Ce lieu ne doit pas juste être « l’endroit où on dort ». Veillez aussi à ne pas vous en servir comme lieu de punition et surtout à ne pas mettre votre enfant dans son lit pour le punir. Le lit deviendrait alors un endroit négatif pour lui.

-Evitez les jeux, la tablette et les dessins animés qui risquent de trop le stimuler avant d’aller dormir. De plus, la lumière bleue des écrans perturbe aussi son endormissement en modifiant la sécrétion de l’hormone du sommeil, la mélatonine.

Mais alors que faire en cas de réveil nocturne ?

Tout d’abord, il est normal que votre enfant se réveille et qu’il vous appelle pendant la nuit, mais vous n’avez pas à vous précipiter vers lui immédiatement. Laissez-lui la chance d’essayer de trouver le sommeil par lui-même et laissez-lui aussi l’opportunité de trouver du réconfort avec son doudou ou sa tétine. Petite astuce avec votre bébé pendant la journée, n’hésitez pas, quand il est sur son tapis d’éveil à mettre, en plus des jeux, plusieurs tétines en arc de cercle autour de sa tête, il apprendra ainsi à les attraper et ça vous évitera pas mal d’allers-retours nocturnes.

Si votre loulou ne se calme pas, allez le voir et, pour le réconforter, poser une main sur lui et parler doucement Si vous le prenez tout de suite dans vos bras, il aura du mal à s’apaiser autrement.

Il est primordial que les deux parents discutent de ces réveils pour être en accord avec la façon de faire et aussi, tout simplement, pour passer le relais. Faites-vous confiance et quand vous essayez de changer quelque chose, soyez convaincu de votre choix, si vous le faites à contre-cœur, votre bébé le sentira et cela ne marchera peut-être pas.

Le sommeil de l’enfant évolue de façon irrégulière et plusieurs facteurs peuvent faire qu’un enfant qui dormait change ses habitudes sans que cela représente nécessairement un « trouble » du sommeil. Déménagement, arrivée d’une petite sœur….parlez-lui, rassurez le et cela passera.

Le sommeil est LE thème de l’arrivée de bébé : cododo, portage, lit dans la chambre… tant que votre enfant est en sécurité et que vous êtes à l’aise avec vos choix, il n’existe pas une seule bonne façon de faire.

Chaque parent a aussi son « quota » d’heures de sommeil à respecter pour pouvoir assurer le lendemain. Ecoutez-vous, écoutez-vos besoins et vous arriverez à accompagner votre enfant quand vous serez vous-même convaincus des bienfaits pour lui.

Et si besoin, n’hésitez pas à demander de l’aide !

Quelques livres :

– « Le sommeil, le rêve et l’enfant »- Bibliothèque de la famille – Albin Michel

– « Lapin bisou » de Emile Jadoul

-« Non, pas dodo » de Stéphanie Blake

– « Doudou cherche bébé » – Magalie Le huche – Actes Sud junior

– « La journée de Noé – Dolto – Gallimard Jeunesse

– « Le livre qui dort » de Ramadier

– « Bébés Chouettes » de Patrick Benson

– « Au lit petit monstre » de Mario Ramos

 L’arrivée de Numéro 2, comment aider Numéro 1 ?

Il était jusqu’à présent votre premier enfant. Le seul. Le centre de votre petit monde et de toutes vos attentions. L’arrivée d’un deuxième enfant le fera passer du statut d’enfant unique à celui d’aîné.

Avant que vous ne lui disiez, Numéro 1 ressent déjà souvent cette grossesse. Votre posture, vos nausées, le changement de silhouette….N’hésitez pas à lui confirmer cette information avec des mots simples. Attention  à ne pas lui en parler tous les jours, 9 mois, c’est long pour lui. Vous pourrez, par contre lui trouver des repères simples  : « Numéro 2 arrivera quand il fera beau » ou encore  » Numéro 2 arrivera après ton anniversaire »

Peur, joie, colère, jalousie, quand votre numéro 1 va apprendre l’arrivée de numéro 2, toutes ces émotions vont l’envahir.

Il aura besoin d’être rassuré sur l’amour que vous lui portez. Il va interroger la possibilité pour vous, en tant que parents, qu’il y ait assez de place pour deux. L’arrivée d’un nouvel enfant, aussi merveilleuse soit elle, est un chamboulement pour toute la famille : la mère, le père et l’enfant aîné. Elle oblige chacun à trouver une nouvelle place.

A vous de lui expliquer que Numéro 2 ne viendra pas prendre sa place mais que la famille s’agrandira et qu’une nouvelle se créera.

Il est tout à fait normal que l’aîné manifeste de la jalousie les premiers temps à l’égard de l’intérêt que ses parents portent à ce nouvel enfant. On lui a, en plus, souvent dit qu’il pourrait jouer avec lui, quelle déception alors à la naissance de le voir si petit et de ne pas pouvoir lui prêter  ses Playmobils pour Numéro 1!

Cette jalousie disparaîtra naturellement s’il est clair pour vous que chaque enfant a une place équivalente et bien définie.

Durant les premiers temps qui suivent la naissance du Numéro 2, il n’est pas rare que l’ainé ait besoin de reprendre cette place de bébé pour éviter qu’un autre l’occupe. Il veut s’assurer d’avoir toute l’attention de ses parents et tout leur amour. Ainsi, un enfant qui ne buvait plus de biberon peut le demander à nouveau ou un enfant qui venait d’acquérir la propreté peut remettre une couche, un enfant qui n’avait pas de tétine en demander une….

 Il est important de respecter ce temps de questionnement, ce besoin de réassurance sur sa place et de lui expliquer qu’il ne perdra pas l’attention ni l’amour de ses parents en étant plus grand et autonome.

Il est également important de ne pas oublier que souvent, Numéro 1, qui va devenir grand frère ou grande sœur, est encore petit et nécessite des soins et une attention particulière liée à son âge, à son développement. Par exemple, un enfant de 2 ans qui ne peut plus être porté dans les bras ne comprendra pas pourquoi car il a encore besoin d’être contre sa maman à certains moments.

Attention donc à ne pas faire grandir trop vite Numéro 1. Il doit pouvoir poursuivre sa construction à son rythme, sereinement, sans être pressé et parfois même critiqué parce qu’il ne deviendrait tout à coup pas assez autonome.

Et vous verrez, petit à petit, ces deux petits êtres vont apprendre à se connaitre, à se respecter et à s’aimer !

Une bonne manière d’expliquer les choses reste la lecture, votre enfant pourra ainsi se retrouver dans les personnages et comprendra qu’il n’est pas le seul à vivre ce changement. Voici une petite sélection pour les enfants de moins de 4 ans :

« Maman Ourse a un gros ventre »

« Et dedans il y a ? »

« Un amour de petite sœur »

« Une petite sœur pour Fenouil »

« J’attends un petit frère »

« Un petit frère pour Nina »

« Un bébé …..Et moi alors ? »