La peur du chien de Mamie

Vous le trouvez mignon Léon, le petit bouledogue français de Mamie, c’est vrai il est petit, un peu collant mais tellement chou !

Alors pourquoi votre enfant se planque derrière vous dès qu’il apparait ?

Entre 2 et 4 ans, les peurs apparaissent, elles sont passagères mais bien réelles. Il faut savoir que la peur est avant tout un sentiment de protection contre quelque chose qui nous est inconnu, votre enfant ne sait pas comment affronter cette « chose » qui bave et qu’il ne connait pas. La peur est un message envoyé au cerveau pour lui dire que la situation ne lui convient pas. Elle a donc une fonction protectrice, elle met le corps en alerte face à l’inconnu.

3 possibilités quand cette émotion arrive : la sidération, la fuite ou l’immobilité.

On est bien d’accord, vous ne pouvez pas arrêter d’aller chez Mamie pour éviter cela. Il existe des solutions pour aider votre enfant à dépasser cette peur.

Tout d’abord, essayez de savoir d’où elle vient ? Elle peut venir d’un évènement qui a marqué votre enfant (morsure, chien agressif…) Dans ce cas, il est important de mettre des mots sur son ressenti passé. Par exemple : « Tu te rappelles cet été, nous avions vu un gros chien qui aboyait très fort et qui t’a fait peur »

Cette peur peut aussi venir de vous. Et oui, on communique souvent ses angoisses à son enfant. Pour ma part, j’ai une peur bleue des souris et je me souviens, enfant, avoir vu ma mère grimper sur la table de la cuisine à la vue d’une de ces petites boules de poils soi-disant mignonnes. Donc si vous criez à la vue d’une araignée ou d’un chien, votre enfant risque de faire pareil. Dites-lui que c’est votre peur, pas la sienne. Partagez vos peurs d’enfants avec lui, il saura ainsi que l’on peut les surmonter, et essayez au mieux de gérer vos réactions parfois excessives. Pour ma part, à la vue d’une souris, je ne monte plus que sur le canapé !

Autre méthode, se servir de l’imagination débordante de votre enfant. Vous pouvez ainsi lui proposer, quand il voit un chien, de l’imaginer avec un tutu et des patins à roulettes. S’il est plus grand et qu’il connait Harry Potter, donnez-lui une baguette magique pour faire le sortilège de « Ridiculous ». Il aura ainsi le sentiment de contrôler sa peur et sa confiance en lui n’en sera que renforcée.

Ensuite, il faut lui apprendre à affronter ses craintes. C’est une étape importante dans sa construction que celle d’arriver à distinguer des situations dangereuses et inoffensives. Expliquez-lui comment approcher le chien : « Mets-toi à côté de lui, sans le regarder dans les yeux et, si tu veux, caresse-lui le ventre » Montrez-lui comment faire en approchant l’animal vous-même.

Faites aussi confiance au mimétisme. S’il voit son grand frère s’avancer sans crainte, cela l’incitera à faire de même.

Certains enfants sont des fonceurs qui réagissent avec enthousiasme à la nouveauté, tandis que d’autres vont reculer. Une façon d’aider un enfant à mieux s’adapter, c’est de l’amener à vivre graduellement le changement.  Alors, respectez son rythme, ne le forcez pas et vous allez voir que, dans 3 mois, il vous demandera un chien 😊

La colère du supermarché

Soyons clairs, la colère du supermarché c’est la même que celle du métro. Votre enfant choisit son moment, son endroit et son audience. Mais Pourquoi ?
Dites-vous une chose, cette période de crises est une étape normale dans le développement de l’enfant. Le mot que vous devez retenir dans cette phrase étant le mot « étape ». Oui, à un moment ça s’arrête.
Cela étant, il existe quelques pistes pour mieux comprendre votre enfant.
Vers 18 mois, période où il acquiert une certaine autonomie, il ressent beaucoup de frustrations car il n’a pas encore les mots pour se faire comprendre. Bien qu’il marche, il y a encore énormément de choses qu’il ne sait pas faire. Dépassé par l’intensité de ce qu’il vit et ne maitrisant pas les mots, il réagit par les colères.
Ensuite, votre enfant s’affirme. Evidemment, vous préféreriez qu’il fasse cela façon roi du silence avec une petite pancarte, mais bon, un enfant, pour s’exprimer, ça pleure et ça crie. Ensuite, il reprendra peu à peu voss mots pour se libérer autrement.
Autre piste : l’angoisse.
En effet les odeurs, les bruits, les couleurs, le monde…que de choses inconnues pour un enfant dont le cerveau est encore en construction, cela peut être source d’angoisse et provoquer chez lui de mauvais comportements.
Enfin, votre enfant est forcément très futé et a bien compris que, quand il fait une crise, il obtient ce qu’il veut, surtout si il aime être au centre de l’attention !
Voici quelques petites tactiques pour désamorcer la bombe et faire vos courses sereinement.
– N’appréhendez pas la sortie et expliquez lui avant où vous allez. Prenez quelques jouets, un goûter, de l’eau, et faites de ce moment un temps d’échanges avec lui.
– Donnez-lui des missions pour le rendre plus acteur : choisir les céréales, mettre les clémentines dans le sachet ….
– Si vous sentez la colère monter en lui, proposer lui de respirer bien fort, de souffler dans un sac, vous lui direz ainsi que vous comprenez ce qu’il vit mais qu’il peut l’exprimer autrement.
– Evitez les rayons trop tentants pour lui.

La colère est là :
– Si cela est possible, essayez d’ignorer la crise. Si vous n’êtes pas touchés, il se dira que ce n’est pas la bonne méthode et la fréquence baissera.
– Vous pouvez aussi l’éloigner du regard des autres, on lui portera ainsi moins d’attention et cela durera donc moins longtemps.
– Ne criez, pas, restez zen, faites du yoga au milieu des rayons si vous voulez, bref, rien ne sert de surenchérir, il ne vous entend même pas.
Il sera en revanche important de mettre des mots sur ce qu’il a vécu après, il a besoin de vos mots pour comprendre ce qu’il vit, c’est ce qui l’aidera plus tard à faire de même.

Alors, une chose à toujours garder en tête : vous devez être constant et cohérent dans vos réactions. Si vous cédez une fois à sa colère pour avoir un jouet, il aura gagné, et il saura qu’il a trouvé la bonne méthode pour obtenir ce qu’il veut.
Bien sûr, le regard des autres est souvent lourd et difficile mais dites-vous que 50% des personnes vous jugent et que les autres vous soutiennent. Alors, essayez de ne voir que ces dernières et puis, si le parent parfait existait, ça se saurait 😊